‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 10 sur 107 · BOUDDHA · texte numérisé non relu

BOUDDHA

(Collection de M. H. Cernuschi )

Fo-tho et se réduisit bientôt au seul radical de Fo^.

I. Le son Fo, dans les provinces de l'ouest, où était alors la capitale de TEmpire chinois, se confond encore avec les sons Bo, Po et Ho.

}<î L'ART CHINOIS.

La doctrine bouddhique ne réussit pas tout d'abord à s'implanter dans l'Empire du Milieu; mais, dans les premières années du m'' siècle, ellQ commença de devenir populaire: le « Lotus de la bonne Loi » était traduit en chinois, des temples de la religion nouvelle s'élevaient dans les grandes villes, des monastères se construisaient dans les campagnes, et, Tan 38 1, l'empereur Hiao-0'u-ti, de la dynastie des Tsin, consacrait à Fo une pagode dans son palais de Nankin. La doctrine se répandit dès lors rapidement à travers toute la Chine, faisant partout des adeptes. Quelques persécutions, ordonnées au début du v*^ siècle, puis bientôt abandonnées, ne firent que la rendre plus populaire.

Pendant tout le vi* siècle, la Chine continue à se couvrir de temples et de couvents bouddhiques : des prêtres hindous, chassés de leur pays par la réaction brahmanique, affluent à la cour des Empereurs; des ambassades chinoises vont en Inde et en Birmanie pour y chercher des reliques, des livres canoniques, des images et des statues sacrées; enfin des souverains abdiquent le pouvoir impérial et se font moines ou bonzes. Il y a, dans toute la Chine, deux millions de religieux bouddhistes et trente mille temples.

Les relations des pèlerins chinois qui se rendaient dans PHindoustan pour s^ inspirer de la foi bouddhique nous fournissent, au point de vue qui nous intéresse, de curieux renseignements. La plus célèbre de ces relations est celle de Hiouen-Thsang qui, parti en Tan 622 des bords du fleuve Jaune, traversa au milieu de difficultés inouïes les déserts de la Dzoungarie et les

LE BRONZE

régions de la Transoxiane, visita les royaumes de Samarcande, de Balk et de Caboul, atteignit le Cachemire et parvint enfin dans le bassin du Gange, où il demeura

LION DE FO (bouddha).

(Collection de M. H. Ceruuschi.)

près de douze années. Quand il revint en Chine, il rapporta avec lui une précieuse collection de statues et de livres religieux. On l'accueillit dans sa patrie avec les plus grands honneurs, et la réception des objets sacrés

qui formaient son convoi donna lieu à d'imposantes cérémonies ^

Ainsi, des spécimens d'une esthétique nouvelle

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