CLOCHE DE BRONZE DORE
PÉRIODE KHANC-HI, l6Û2-I722.
(Collection de M. le V" de Semallc.)
rituels; mais rien ne permet d'affirmer que les procédés de la dorure ne fussent connus déjà à une époque antérieure, c^est-à-dire avant notre ère.
Le procédé le plus communément usité est celui de
LE BRONZE. 8i
l'application au mercure. Nous le trouvons exposé, ainsi qu'il suit, dans un ouvrage technique publié à la fin de la dynastie des Ming (vers 1600), le Thien-'Kong Khaï-ou : on laissait séjourner les objets à dorer « dans une solution de salpêtre additionnée de suc de fruits acides 1 » pour les décaper; puis on chauffait le métal, on le frottait avec du mercure etonappliquaitdes feuilles d'or sur la surface ainsi amalgamée. On volatilisait ensuite le mercure par la chaleur et on achevait le travail en donnant à l'or resté adhérent le poli du brunissoir.
L'or dont on se servait était tiré du Yunnan, du Ho-nan et du Chen-si : on le réduisait en feuilles par le battage. On distinguait enfin quatre espèces d'or, suivant la nuance des reflets du métal : l'or rouge, l'or violet, l'or jaune et l'or verdâtre.
I. Cette solution tenait lieu des acides sulfurique, acétique, chlorhydrique, etc., dont l'industrie chinoise ignorait encore la préparation. Voy. sur l'état des connaissances industrielles des Chinois au xvi<= siècle, une note de Biot, insérée au Journal asiatique, i835, t. XVI.
L'ARCHITECTURE