D E COUR
cérémonies pour lesquelles portant un chu de jade. le Fils du Ciel s'en revêtait. Il y avait déjà, sous la dy-
i'art chinois.
nastie des Tcheou (r 134 avant J.-C.)? un fonctionnaire du palais prépose spe'cialement à la garde des « magasins de jade » où étaient renfermés les insignes impériaux.
Les fonctionnaires, en costume officiel, se ceignaient aussi d'une ceinture formée de morceaux de jade fixés sur un ceinturon de soie ou de cuir. Des plaques de la même matière, enfilées et entremêlées de pendeloques d'or et d'argent, s'en détachaient comme un chapelet et tombaient jusqu'à terre. Cet ornement s'appelait Peï. Au moindre mouvement, les pendeloques métalliques entre-choquaient les plaques de pierre et les faisaient résonner.
Les Rites [Li-Ki, ch. xii) recommandaient aux fonctionnaires de s'habituer dans leur démarche à les faire ainsi tinter.
Dans les plus importantes cérémonies, l'empereur et les hauts personnages de sa cour tenaient devant leur bouche « pour arrêter leur haleine » une mince tablette de jade.
La tablette du souverain, tin, avaic la forme d'un long parallélogramme « taillé carrément en haut et en bas, symbole de la droiture avec laquelle il gouverne son empire » ; celle des fonctionnaires, chu, était