TABATIÈRE DE SARDOINE
TABATIERE DE CALCEDOIiNE.
(Collection de M. le vicomte de Semallé.)
t-elle quelque filon, quelque filament dans la partie précieuse de la géode? Les veines sont-elles continues ou brisées? Lestaches sont-elles profondes ousuperficielles ? Ainsi, à chaque instant, les conditions d'exécution se modifient : d'une sardoine, Partisan pensait faire d'abord une pêche retenue à sa tige; après deux mois de travail, une adhérence profonde de la gangue en un point le force à changer son idée première, et il fait une
LES PIERRES DURES
grenade ouverte ; six mois plus tard, quand son œuvre
est déjà fort avancée, des macules roussatres Tarrètent
encore; il en tire parti, les cisèle, par exemple, en
forme de feuilles et
trouve moyen de les
relier par des veines
laiteuses, perdues çà
et là, dont il fait des
rameaux en relief.
Ainsi encore, d'une
veine blanche d'onyx,
il improvise un dragon;
d'une tache d'oxyde
de chrome dans un
quartz hyalin, il fait
une libellule.
Dans de pareilles conditions de travail, l'artisan est parvenu cependant à faire des œuvres remarquables par la largeur du style, par l'apparente liberté de la composition, par le charme délicat et imprévu du décor, par la souplesse et l'élégance infinies de l'ensemble.
Mais c'est particulièrement dans l'art de faire valoir les couches -inégales d'un camée que les Chinois ont toujours excellé. La collection de tabatières de M. de Semallé nous offre, à cet égard, les spécimens les plus
ry.f,.:.