‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 67 sur 107 · TABATIÈRE DE SARDOINE · texte numérisé non relu

TABATIÈRE DE SARDOINE

TABATIERE DE CALCEDOIiNE.

(Collection de M. le vicomte de Semallé.)

t-elle quelque filon, quelque filament dans la partie précieuse de la géode? Les veines sont-elles continues ou brisées? Lestaches sont-elles profondes ousuperficielles ? Ainsi, à chaque instant, les conditions d'exécution se modifient : d'une sardoine, Partisan pensait faire d'abord une pêche retenue à sa tige; après deux mois de travail, une adhérence profonde de la gangue en un point le force à changer son idée première, et il fait une

LES PIERRES DURES

grenade ouverte ; six mois plus tard, quand son œuvre

est déjà fort avancée, des macules roussatres Tarrètent

encore; il en tire parti, les cisèle, par exemple, en

forme de feuilles et

trouve moyen de les

relier par des veines

laiteuses, perdues çà

et là, dont il fait des

rameaux en relief.

Ainsi encore, d'une

veine blanche d'onyx,

il improvise un dragon;

d'une tache d'oxyde

de chrome dans un

quartz hyalin, il fait

une libellule.

Dans de pareilles conditions de travail, l'artisan est parvenu cependant à faire des œuvres remarquables par la largeur du style, par l'apparente liberté de la composition, par le charme délicat et imprévu du décor, par la souplesse et l'élégance infinies de l'ensemble.

Mais c'est particulièrement dans l'art de faire valoir les couches -inégales d'un camée que les Chinois ont toujours excellé. La collection de tabatières de M. de Semallé nous offre, à cet égard, les spécimens les plus

ry.f,.:.

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