‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 73 sur 107 · King-te-tchin-thao-lou, I, S i · texte numérisé non relu

King-te-tchin-thao-lou, I, S i

LA CERAMIQU F.. 185

Si : fondée, en Pan ioo5, pur l'empereur King-te (d'où lui est venu son nom), elle fournit encore aujourd'hui les porcelaines destinées au Fils du Ciel.

Dans l'activité de la production, les progrès se succèdent rapidement. C'est de cette époque, en effet (fin du x' siècle), que datent les premières applications d'émaux coloriés sur des pièces cuites en biscuit. Il s'agissait sans doute d'émaux plombeux. Les nuances étaient déjà très variées : violet pâle, violet aubergine, jaune d'ocre, bleu de ciel, bleu turquoise, bleu prune. Le décor de ces vases est peu compliqué et d'aspect archaïque : il se compose des personnages symboliques du bouddhisme ou du taoïsme, de fleurs ou simplement de caractères anciens, ciselés à la pointe et coloriés ensuite. Souvent aussi, le décor consiste en filets en relief, avec réserves en biscuit. A côté de ces porcelaines figurent, dès lexm^ siècle, les craquelés, tsoui-khi-yao. « Au sortir du four, nous dit l'historien de King-tetchin % les vases offraient des veines qui couraient en tous sens comme s'ils eussent été brisés en mille pièces. Avec de l'encre commune ou de la terre rouge (de l'ocre), on frottait les fêlures de l'émail; puis, le vase étant achevé, on enlevait, en essuyant, le superflu de la couleur. On voyait alors un réseau de charmantes veines rouges ou noires, imitant les fêlures de la glace. Il y avait aussi de ces vases où Ton ajoutait des fleurs bleues sur le fond uni, couvert de veines craquelées, » Ces fendillures provenaient d'une différence de dilatabilité entre le corps de la pâte et la glaçure vitreuse qui l'en-

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