‹ L'art chinoisChapitre 69 sur 106 · VASE CORNET · texte numérisé non relu

VASE CORNET

décoré en bleu sous couverte.

(période ouan-li, i S7J-i<562.)

(Collection de M. L. Gonse.J

couverte. On n'appliquait la

lu-iii-po ; en outre, l’argile Ma-thsun , dont on faisait la porcelaine fine, était épuisée *, et les terres que l'on pouvait encore se procurer ne donnaient que des produits grisâtres.

Les procédés décoratifs de la famille verte et des Üu-tsài étaient bien ceux qui pouvaient le mieux atténuer ce dernier inconvénient : la richesse éclatante de leursémaux, d’une part, et, d’autre part, l'importance superficielle qu'ils prenaient sur le vase, dissimulaient la qualité de la pâte laissée en blanc et en dissimulaient la surface.

Quant au bleu, on dut y renoncer. Cependant, avec ceque l'on en possédait encore, on put dans les premiers temps décorer quelques pièces à cru et sous couleur que très sobrement,

Thien-ki et Tsoung-tching de la dynastie des Ming, — et ceux de Thien-ming, Thien-tsoung, Tsoung-te, et Chun-tche de la dynastie des Thsing.

i. King-te-tchin-thao-lou, VII, S 3.

LA CERAMIQUE.

en la reservant aux motifs principaux du décor, aux personnages, aux animaux ; on achevait ensuite l'ornementation avec des émaux rouges ou verts de demi -grand feu. Les spécimens les plus remarquables de ce genre sont des vasques destinées à recevoir de l’eau, oü l'on entretenait des cyprins dorés et des plantes aquatiques. Sur le pourtour extérieur de la vasque, des dragons et des poissons peints en bleu foncé nageaient dans des flots d’émail vert ou rouge.

s Parmi les produits céramiques fabriqués en extrême Orient vers le milieu du xvne siècle, ligure un certain nombre de pièces dont l’origine précise a longtemps intrigué les connaisseurs.

Ce sont des vases à dé- vase

cor archaïque, d’une pâte dit°ri en émaux de lafamille verte-

blanche et mate, à COU” (Ancienne collection du Sartel.)

verte unie, mais non vitreuse. Les émaux qui les ornent sont d'une tonalité très douce, du bleu céleste, du vert

pâle, du rouge mat; et la sobriété avec laquelle ils sont distribués sur la surface laisse au blanc d’ivoire du fond toute sa valeur. M. Jacquemart *, croyant reconnaître, dans le décor, des caractères à la fois japonais et chinois, voulut voir dans ces pièces des spécimens de la Porcelaine de Corée.

Rien ne justifie l’attribution de produits aussi délicats aux manufactures coréennes. Aucun document, en effet, ne nous autorise à croire . que l’art céramique soit

ou u » df. jamais parvenu en Co-

de forme persane, décorée sous couverte.

(période ouan-li, 157J-1662.)

(Colleciion de M. L. Gonse.) de

dant le séjour que nous avons fait en ce pays, les seuls cérames indigènes que nous ayons vus étaient des coupes ou écuelles coniques, d’une pâte brune ou blanchâtre, et enduites d’une épaisse couverte sous laquelle un décor était parfois

à un si haut point développement. Pen-

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