PÉRIODE YOUNG-TCHING ET KIEN — LONG 1 (" I J 2 3 - I
On peut dire que, dès l’avènement de l’empereur Young-tching, qui succéda en 1723 à l'empereur Kang-hi, la céramique chinoise entre dans une ère nouvelle, dans la première phase de l’école moderne. Au point de vue des procédés et de l’habileté technique, les peintres de la période que nous abordons ne le cèdent en rien à leurs devanciers; ils leur sont
1. Young-tching a régné de ijz3 à 1736 et Kien-Iong de 1736 à 1796.
même supérieurs sur quelques points. D’abord les pièces sur lesquelles ils travaillent sont de forme plus heureuse; il y a plus de variété dans les types et peut-
être plus de grâce et de souplesse dans les galbes. Ensuite, le dessin est plus savant, d’une finesse qui parfois— dans les porcelaines « coquilles d'œuf », par exemple — touche à la miniature. La composition est mieux comprise et plus élégante. La palette, qu’aucune couleur nouvelle n’est venue cependant enrichir, fournit des ressources plus variées par la combinaison, presque inconnue j usqu’alors , des émaux de la famille rose et de la famille verte, ou par leur mélange avec du blanc opaque.
Mais, à côté de ces progrès, on aperçoit déjà les causes éloignées de la décadence ou la porcelaine chinoise tombera dès le début du xixr siècle : il y a parfois de la recherche et de la surcharge dans la décoration.