‹ L'Art d'accorder soi-mème son pianoChapitre 25 sur 98 · ARTICLE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE CINQUIÈME

Clef à accorder; coin ; diapason, avec la manière de s'en servir.

Clef à accorder.

La clef à accorder (fîg. 27, 28, 29 et 30) est un instrument d'acier dont la fonction principale est de faire tourner les chevilles à droite pour monter les cordes, et à gauche pour les descendre. Pour se servir de la clef, il faut introduire la tête de la cheville dans l'orifice 0 du canon, dans lequel elle doit entrer juste et sans vaciller ; ensuite placer l'intérieur de la main droite sur la branche horizontale B 5, en laissant passer le petit crochet C entre deux doigts, et en disposant les quatre doigts ainsi que le pouce, qui en général doit leur faire contre-poids, de manière à obtenir le plus de force possible dans les diverses positions où peut se trouver cette branche, pour être tout à fait libre d'arrêter le mouvement de la clef lorsque l'oreille avertit de la justesse convenable de la corde. On aura soin aussi de toujours peser sur la clef, afin d'enfoncer les chevilles, et d'appuyer légèrement le bras sur le bord de la caisse, lorsque cela sera possible, ou sur les dernières cordes de la basse, pour augmenter par ce point d'appui la force et l'assurance de la main ' .

Nota. La difficulté qu'on éprouve à accorder tous les pianos avec la même clef, à cause des différentes grosseurs des

' Cette manière de tenir la clef ne se rapporte qu'à la clef ordinaire (fig. 27 et 28), qui sert à accorder les pianos carrés et les pianos à queue. La clef courbée ( fig. 29), qui sert à accorder les pianos droits et quelquefois les pianos carrés à sommier prolongé, doit être tenue simplement dans l'intérieur de la main avec les quatre doigts et le'pouce, par le manche B, comme on tient le manche d'un outil ordinaire.

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