ET PIANOS A CORDES DEMI -OBLIQUES
rable de la faire mouvoir à chaque note, afin d'accorder tout de suite les deux cordes du même unisson, pour faire la partition au moins, si ce n'est pour le reste du clavier. On observera que dans ces pianos les chevilles ne sont point situées obliquement pour former les groupes de chevilles de chaque unisson, comme dans le piano précédent, mais qu'au contraire elles sont placées perpendiculairement l'une au-dessous de l'autre pour chaque groupe, la plus haute correspondant à la première corde, et la plus basse à la deuxième. Mais aujourd'hui on ne fait plus que très-peu de pianos à deux cordes : on a élargi et haussé le format ; on les fait à trois cordes, ce qui a considérablement augmenté leur sonorité, et on les appelle pianos à cordes verticales (fig. 8). Ces pianos s'accordent difficilement à l'aide de la pédale de reculement, parce que la disposition de la mécanique est telle que chaque marteau ne peut se reculer assez pour ne toucher qu'une seule corde sans emprunter sur la note voisine ; il y a donc nécessité de se servir d'un coin étroit et long (fig. 33), fait avec un morceau de bois aminci au bout et garni d'une peau fine et moelleuse, qu'on introduit entre les cordes, à travers les marteaux et les baïonnettes qui servent à lever les étouffoirs. Dans ces pianos à trois cordes les chevilles sont placées par groupes de trois, situées verticalement au-dessus les unes des autres; la plus haute correspond à la première corde, la deuxième à la corde du milieu, et la troisième à la corde la plus haute [voyez ûg. 8). Les pianos demi-obliques s'accordent exactement de la même manière que les pianos à trois cordes verticales, c'est-à-dire avec le coin long, qu'on introduit entre les marteaux et les baïonnettes pour étouffer les cordes successivement. Seulement on remarquera que les groupes de chevilles sont placés en obliquant comme les cordes. Pour remettre les cordes dans ces trois sortes de pianos, les pianinos, les pianos à cordes verticales et les