JE SUIS DES BOIS
Je surveille, entr'ouvrant la porte, Le vent soufflant sur la hauteur, Car tromper sur ce qu'il apporte C'est l'usage de ce menteur.
Je viens dès l'aube, en diligence, Voir si rien ne fait dévier Toutes les mesures d'urgence Que prend avril contre janvier.
Tout finit, mais tout recommence, Je m'intéresse au procédé De rajeunissement immense, Vainement par l'ombre éludé.
J'aime la broussaille mouvante, Le lierre, le lichen vermeil, Toutes les coiffures qu'invente Pour les ruines le soleil.
Quand mai fleuri met des panaches Aux sombres donjons mécontents, Je crie à ces vieilles ganaches :
Laissez donc faire le printemps !