LA FERME DE BOKPOORT
but de notre excursion, car les routes ne sont pas très fréquentées et les poteaux indicateurs brillent par leur absence, ce qui, soit dit entre parenthèses, est une piètre manière de
l’art dans l’afrique australe
briller; mais à la fin nous rencontrâmes près d’une masure un Boer à la barbe hirsute et à la chevelure embroussaillée qui, tant bien que mal, nous renseigna sur la direction à prendre pour atteindre la ferme d’Appledorn.
Après avoir traversé des plaines s’étendant à perte de vue, et dans lesquelles on peut parfois entrevoir une troupe d’antilopes lancée à fond de train, nous étions, le soir, dans une famille anglaise et aimable, — ces qualificatifs vont souvent de compagnie, la grammaire ne s’y opposant pas et l’entente cor-
diale non plus ; — de plus, nos hôtes parlaient français ce qui ajoutait un charme sensible à notre visite intéressée.
C’est tout au bord du Calédon qu’on nous conduisit le lendemain matin dans un endroit d’accès difficile, surplombant un