DAMES BOERINES RÉFUGIÉES A HERMON
dans nos annales particulières. Le foule endimanchée, les mines réjouies des enfants et leurs chants et leurs jeux rythmés le méritaient bien.
Nous n’oublions pas non plus la belle
nous avions notre maison et ses dépendances pleines de meubles et de fournitures de ménage de plus d’une vingtaine de familles boers, dont plusieurs portaient des noms français, car elles descendaient des huguenots chassés de France lors de la révocation de l’édit de Nantes...
Nous avons encore le souvenir d’une belle fête d’écoles, qui avait réuni près de sept cent cinquante écoliers du district, et qui a fait date coup d’œil que présentait la
LA NOUVELLE ÉGLISE d’hERMON
ADIEUX A HERMON
église pouvant contenir environ sept cents auditeurs, que nous avons eu le privilège d’inaugurer le 3 juin 1906, devant une foule évaluée à quatre mille personnes, après sept ans de collectes ou de tournées de conférences dans tout le sud de l’Afrique...
Nos cœurs, cela va sans dire, resteront malgré les distances très attachés à ce modeste endroit caché à l ’extrémité du noir continent et nos vœux accompagnent notre ami et frère, M. H.
Bertschy, qui a été appelé à nous remplacer.
Au moment de terminer ces pages, faites d’observations, d’études et d’expériences, résultat de vingt-six ans passés au
milieu des noirs, après avoir aussi constaté les transformations intellectuelles et morales réalisées par l’œuvre missionnaire au milieu d’eux, nous ne pouvons mieux faire que répéter une parole d’un esprit des plus fins et des plus sagaces de notre temps, H. Taine (1) : « Le vieil Évangile est encore, aujourd’hui, le meilleur auxiliaire de l’instinct social. »