CUILLER FAITE PAR UN INDIGENE DU CONGO FRANÇAIS
d'écrire. Enfin, il y a encore l'avantage de faire plaisir aux
autres et d'être loué par eux, selon ce que dit un écrivain des plus compétents : « L'art est, au premier chef, un phénomène social; on fabrique un outil pour s'en servir soi-même, mais on le décore pour plaire à ses semblables ou pour provoquer leur approbation (1). »
Le nègre du Congo qui sculptait la cuiller si pittoresque dont on voit ci-dessus une reproduction, voulait sans doute graver l'impression étrange faite par le palanquin entrevu un jour qu'un blanc parcourait le pays.
Un autre de la côte de Guinée avait vu un blanc et avait tenu à fixer le souvenir de cet événement important. Les proportions du personnage ne sont pas des plus heu- (Côte de Guinée, reuses, mais on voit que l'artiste avait
Musée du Troca- ,. / . , , -, , . -,
déro) ete étonne du chapeau et de tout le
costume du « visage pâle », sans oublier le livre du susdit, qui était une merveille de plus.
Nous aurons à revenir sur l'art chez les habitants des rives du Zambèze, mais nous pouvons cependant remar-