COUTEAU ET SA GAINE
Ma-Totela, les Ba-Toka, les Ma-Soubiya et les Ma-Chiko-
loumboué, etc., qui habitent la même
région.
Dans un sens, ces indigènes se
rapprochent un peu — nous disons
un peu — des Japonais, qui ornent
tout ce qui leur sert et font un bibelot
artistique de l'objet le plus banal.
Les Zambéziens sont fort loin
d'être aussi civilisés, d'avoir l'esprit éveillé et le génie de
ceux-ci, cela est entendu; ils ne sont pas Japonais, mais tout simplement des nègres de « l'Afrique centrale du Sud », encore bien arriérés et ignares, ce que, malgré certains progrès dus à l'œuvre missionnaire, nous avons pu surabondamment constater, dans le récent voyage que
nous venons de faire dans leurs
parages.
Par exemple, la pirogue, qui
leur est aussi indispensable que
le cheval pour l'Arabe et le
renne pour le Lapon, et qu'on
peut comparer à l'admirable
kayak ou périssoire des Esquimaux, sera ornée de lignes géo- modèles de pirogues
SEPORA, TABOURET ZAMBEZIEN
LART AU ZAMBEZE
métriques comme les modèles ci-dessus; la rame elle-même et jusqu'à l'épuisette seront très souvent les sujets de motifs d'ornements plus ou moins importants.