‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 142 sur 433 · Lanolois, art. cité, p · texte numérisé non relu

Lanolois, art. cité, p

4. Les tiinilios, tes orfrois et [es éloles sont dorés. Voir plus haut, p. 1 10.

r.. I.o Pontificat de Landolf e»k d'ailleurs intégralement reproduit par SebOUS i>'A<;iscoki<t, Peinture, pl. XXXVII-XXXVIII.

deux Testaments. Les images illustrent la prière liturgique verset par verset. Successivement on voit passer te Christ dans une auréole ronde portée par quatre anges 1 ; le prélatqui, tenant à la main un rouleau pareil à celui que nous avons sous les yeux, bénit l'eau des fonts; un grand monogramme qui ligure le mot Vere, un V barré d'une croix- sur laquelle se détache un Christ de majesté dans une auréole" ; la colombe divine volant sur les eaux 4 ; trois anges entraînant des diables5 ; les quatre fleuves du Paradis"; Moïse touchant de son bâton les eaux amères et frappant le rocher7 ; le miracle de Cana8; le baptême du Christ'1; la Crucifixion, avec les deux bourreaux tenant la lance et l'éponge10; Jésus apparaissant aux apôtres qui baptisent les gentils" ; le prélat qui, tenant toujours le rouleau déployé, plonge la base du cierge pascal dans l'eau des fonts1-'; le prélat soufflant sur les fonts", en présence d'une foule d'hommes dont les trois premiers présentent des enfants nus14; enfin le prélat qui prend dans ses mains un des enfants, tandis qu'un prêtre, derrière lui, en baptise un autre1'. Le type des ligures rappelle de fort près le Pontifical de Landoll el la Règle écrite pour l'abbé Jean. Dans la scène du miracle de Cana, l'épousée porte la même tiare que la Vierge dans les fresques du ix° siècle que nous avons étudiées aux sources du Volturne. Le Bénédictionnaire de la Casanatense ne doit pas être postérieur au x* siècle.

Le second des deux Bénédictionnaires de l'Italie méridionale aujourd'hui connus appartient à la eathédraledeBàri10. Il diffère profondément, parsa décoration, du rouleau île la Casanatense. Au commencement de la prière, le donateur, un chanoine appelé Sylvestre, est représenté à genoux, le rouleau à la main, aux pieds du Christ, accompagné de la Vierge etde saint Jean-Baptiste. On lit, des deux cotés de la ligure agenouillée, la dédicace : Primicerus opus Silvester hoc fero promis (Pl. IX, S). A la fin de VOremux, un groupe fort animé de prêtres et de femmes tenant des enfants nus entoure les fonts, que l'archevêque bénit, tandis qu'un diacre y plonge la base du cierge allumé. Une main divine envoie sur l'eau sainte la bénédiction qui semble descendre sous la forme de la colombe du Saint-Esprit, lmmédia-

1. Omnipotens sempiterne Deus... Per Dominum nostrum Jcsum Christian...

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