DE FRÉDÉRIC 11 A FOGGIA
venues du Nord soient parvenues dans
l'Italie méridionale pendant les trente premières années du xm" siècle. Mais l'une, l'influence germanique, qui aurait suivi le retour de Frédéric II dans son royaume, après son couronnement d'empereur, reste hypothétique ; si l'on trouve, en efl'ct, à Foggia, où l'empereur établit sa résidence, des chapiteaux qui paraissent imités de l'art allemand, on ne rencontre nulle part en Apulie le modèle sculpté par une main allemande qui aurait suscité ces imitations. En revanche, on trouve dispersés sur le littoral apulien, en Basilicate et jusqu'en Galabre, des monuments qui, sans conteste, ont été exécutés d'après des dessins français, et dont deux tout au moins sont l'œuvre d'artistes venus de l'Orient latin. .Mais ces monuments n'ont exercé qu'une influence toute locale et restreinte à la ville même où ils ont été bâtis.
La pénétration de l'art apulien par l'art du Nord, dans les deux premiers tiers du règne de Frédéric II, reste donc un fait insuffisamment expliqué. Quant au rôle personnel de
1. Églises de Sinzig, île Gerresheim; église de Saint-Quirin, à Neuss (Deiiio et Bezold, pl. 181 et 182).
2. Cf. plusieurs chapiteaux du cloître d'Aschaflenburg (Moller, Denkmâler lier Dculsclicn Baukunst, pl. XVI).