‹ L'Art dans une Société démocratiqueChapitre 47 sur 54 · Quittard. Le plain-chant · texte numérisé non relu

Quittard. Le plain-chant

2. Félix Clément. Æistoire générale de la musique religieuse,

Lebœuf. Traité historique et pratique du plain-chant ecclésiastique, 1741.

Mone. Lalteinische Hymen, 1853.

Abbé Pégnet. Eléments de chant grégorien d'après la méthode des Bénédictins de Solesme, 1899.

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en 1555, et il Melopeo de Cérone, qui fut publié en 1613, eurent leur répercussion en France. Un peu plus tard Ginlo Cassini fait paraître ses Lois sur l’art du chant. Nos maîtrises deviennent dès lors de véritables conservatoires, et nous assistons à la création de l'Ecole des pages de la Chapelle.

Notre imitation ne devait point « être un esclavage », et dès le commencement du xvu° siècle la lutte s'engage entre les écoles française et italienne. S'il n’est point par trop téméraire de vouloir résumer en quelques mots une si vaste querelle, voici sur quoi portait le différend. En France, le chanteur et l'exécutant ne sont que des interprètes : ils peuvent tenir plus ou moins brillamment le rôle que le compositeur leur a assigné, mais ils ne peuvent s’en écarter. En Italie une latitude beaucoup plus vaste leur est laissée, ce ne sont plus des interprètes mais de véritables virtuoses. Le compositeur esquisse un thème large sur lequel ils brodent librement et qu'ils émaillent de fioritures personnelles et de motifs originaux. De ces deux conceptions la nôtre finira par demeurer, s’il faut en croire l’anecdote dans laquelle un illustre musicien de Florence déclarait un jour à un chanteur auquel il avait confié une sonate : « C’est parfait, mais maintenant que vous avez chanté votre œuvre, voulez-vous bien chanter la mienne. »

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