‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 3 sur 94 · PORTIQUES, TERRASSES, PLANCHERS · texte numérisé non relu

PORTIQUES, TERRASSES, PLANCHERS

L'aspect général des constructions de bois est indiqué par des vues pittoresques où l'on reconnaît tout au moins la disposition des portiques extérieurs.

Si l'on met k part les détails d'ornement, la charpente de ces portiques se réduit a un quillage soutenant, par l'intermédiaire de sablières, les solives d'une terrasse.

Les tombes de Béni Hassan précisent cet aperçu [a, c représentation sculptée; «', c' interprétation) :

Les poteaux paraissent être des troncs d'arbres plantés en terre; et les poutres qui les surmontent (flg. 3) sont reliées bout k bout k l'aide de fourrures chevillées n.

Au Speos Artemidos (r), un poteau équarri retient par enfourchement les extrémités des poutres et la fourrure qui les relie.

Nous trouvons dans les hypogées la copie des plafonds : Ils se composent de troncs de palmier jointifs, sur lesquels on répand une couche de terre.

Pour rendre ces plafonds rigides, on leur donne habituellement (fig. 4) un profil en arc de cercle:

Les rondins se déchargent les uns sur les autres a la façon des voussoirs d'un berceau : leur faible résistance à la flexion est moins à craindre.

Sous la voûte du puits de la grande pyramide de Sakara, règne un plancher dont la membrure, observée par Perring. présente la disposition fig. 5 :

Des solives soulagées par des contrefiches.

Faut-il voir dans ce plancher la plate-forme d'un cintre? Est-ce un ouvrage de consolidation établi après coup pour prévenir la ruine de la voiite? Quoi qu'il en soit, il ofl're le plus ancien exemple connu d'une ferme où interviennent des pièces oblicjues.

(lel emploi des éciiarpes est fréquent dans les ouvrages do menuiserie (fig. 6).

On peut donc dire que les Égyptiens ont eu l'idée de constructions triangulécs.

Et, pour retrouver ce genre de constructions, il faut descendre jusqu'à l'époque romaine.

Les renseignements que nous possédons sur la charpente des Grecs nous la font concevoir comme un simple empilage : c'est exclusivement en Egypte qu'on entrevoit le principe des contrefïches, destiné plus tard à devenir si fécond.

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