LES VOUTES EN BRIQUE HORS DE L K<;YPTE
Ainsi que les constructeurs de l'Égyte, ceux de la Chaldée ont employé la voûte parce qu'ils n'avaient point de bois ( S-.à àcuX-av : Stral). XVI 3); la voûte sans cintrage se rencontre dans leurs plus anciens monuments.
Est-ce en Egypte, est-ce en Chaldée que le système i)rit naissance? l'hésitation semble permise.
A défaut de données sur les origines bornons-nous à constater la succession chronologi<|ue des types et leur répartition entre les
principales conti'éos du vieux monde.
TOCTKS >AN< CINTRAGE. 51
En Egypte nous n*ap«rcevons que le berceau par tranches et le dôme à lits horàontaox.
Les voûter cfaaildéeiines qui nous sont parrenues sont des berceaux exécutés généfalemait psff tranches: quelquefois très surhaussés et construits par enoorbeDement jfft>gressif ,
L" Assyrie n'sgoute rien au legs de la ChaMée.
Une analogie qui ne saun\it être fortuite rapproche les dO>mes égyptiens des dômes préheDéniques :
Même j»\">fil en arc brisé, même disix»sauoa des matériaux par assises annulaires.
Les Egj'ptiens d'Abydos font usage de brique : les Achéens de Mycènes et d'Orchomène emploiait la pierre.
C'est en Perse, et probablement à l'époque achéménide, que se constitue la coupole à tits coniques.
A la Perse aj^arlient aussi le pendeuùl". que l*Élgypte entreroj-ïtit à peine -
Ou^uit à la Toùte d'arête, elle est de toutes la plus récente : et les pri>cédés qui permettent de l'exécuter sans cintres paraissent propres à cette école asiatique de l'art romain d'où l'architecture bTxantine est issue.
Les constructions de pierre sont pour la plupart des œuvres de pur apparat : Leur histoire sera celle d'un continuel effort tendant à concilier l'ampleur des programmes avec la simplicité des moyens.
Mais avant tout passons en revue les pratiques qui constituaient les métiers du carrier, du tailleur de pierre et du maçon.
LES MATÉRIAUX ET LE MODE GENERAL d'eMPLOL
Les matériaux de la basse Egypte sont des calcaires et quelques grès du Mokatam ;
A l'amont de Dendéra la plupart des temples ont été bâtis en grès de Silsilé.
Le granit, dont l'usage est d'ailleurs fort restreint, provient de coulées formant le seuil de la première cataracte.
Les carrières de Silsilé, qui ont fourni les matériaux de Karnak, sont situées à 150 kilomètres du lieu d'emploi :
Bien d'autres gisements eussent été plus voisins. La facilité des transports sur le Nil permettait de peu tenir compte de la distance, et de se régler presque exclusivement sur la résistance des pierres et la facilité de mise en œuvre.