PYLONES
Le mode de construction à noyau de pierrailles est celui des pylônes contemporains des murs a' .
La seule différence est que, dans les pylônes (coupe /^), les deux parements sont en pente.
Le noyau sableux qui remplit l'intervalle joue un rôle essentiel. Qu'une brèche donne issue au sable, les parements porteront à faux.
Ainsi ont péri la plupart des pylônes de Thèbes : La photographie pi. XXI 2 montre l'aspect d'un de ces édifices, où la disparition du noyau a laissé, en surplomb sur le vide, des parements qui commencent à gauchir et dont la ruine est imminente.
Les pylônes à structure d'appareil avec chambres d'évidement datent des mêmes époques que les murs liaisonnés, et procèdent des mêmes influences (Edfou).
La colonne est rarement monolithe; elle se compose (pi. XX 1) de tambours qui eux-mêmes peuvent être fractionnés en secteurs par des joints rayonnants.
Le fût, légèrement conique, s'appuie sur le sol par l'intermédiaire d'un large disque qui forme base et répartit les charges.
Ce fût présente presque toujours un étranglement au départ (fig. 53 B).
Faut-il voii- dans cet élranglcmcnl une pure concession à un symbolisme décoratif?
Quelle qu'en soit l'origine, il se concilie fort bien avec les convenances de la stabilité :
Si la colonne était exactement un cône (A), un effort obli({uc ferait presser le disque vers les rives, et risquerait d'entraîner le déversement du fût ;
Avec une colonne à fût étranglé, le disque de base se trouve chargé plus près du centre, la pression se répartit d'une manière plus égale, et l'aplomb est mieux assuré.