‹ L'art de bâtir chez les ÉgyptiensChapitre 47 sur 94 · RÉSISTANCES · texte numérisé non relu

RÉSISTANCES

Prenons comme exemple la grande nef de la salle hypostyle de Karnak.

Si l'on calcule la tension qui se développe dans les dalles de plafond, on trouve un chiffre supérieur à 4*" par centimètre carré.

Dans les architraves, la tension atteint 5"^ :

Il eût été téméraire de faire travailler davantage des poutres à.^ grès à structure grenue.

Quant aux colonnes, leur diamètre moyen est ^ de leur hauteur : k peu près la proportion du Parthénon.

Ces chiffres, loin d'accuser une prudence qui exagère les dimensions, témoignent au contraire d'une hardiesse comparahle à celle des Grecs.

Si nous bâtissions suivant le système égyptien, c'est-à-dire par piliers et plates-bandes, nous-mêmes n'oserions guère réduire la masse de matériaux qu'ont employée les architectes des Ramsès :

Étant admis l'espacement d'axe en axe des colonnes, il fallait accepter l'énormité des architraves;

La hauteur étant donnée, le diamètre des fûts ne pouvait être réduit.

ÉCONOMIES DAPPAREIL.

Par raison d'économie les architraves sont scindées (pag. 05. fig.54N);

Pour les fûts et les chapiteaux, on se contente de blocs tout à fait comparables à nos pierres de grand appareil :

La hauteur d'assise n'excède pas 3 pieds; et les tambours se fractionnent par secteurs d'une extraction facile et d'un maniement commode.

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