‹ L'Art de conserver la vue: ouvrage utile a tousChapitre 1 sur 18 · DE LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA TROISIÈME ÉDITION

Grâce au public^ que nous ne saurions trop mercier pour son bienveillant accueil, notre man sur l'Art de conserver la vue vient d'atteindre roisiëme édition ; en quelques mois cinq mille lûmes ont été vendus. C'est pour nous un gn encouragement, et sans cesse nous perfectionner notre œuvre dont Tutilité est incontestable.

Le but de ce livre est renfermé dans ces ligm

Mettre chacun à même de discerner^ à même

prendre soin de sa vue et de confondre le char

tanisme si vivace à l'heure où nous écrivons.

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Depuis les temps les plus reculés l'oculistique a trouvé des représentants, car les ancien^ n'étaient pas plus exempts que nous des maladies de l'organe visuel, le plus précieux que nous possédions, celui dont les jouissances sont infinies.

Les Égyptiens s'étaient acquis une grande réputation comme oculistes à ce point que leur savoir fut souvent cause de déclaration de guerre, car Cyrus ayant envoyé un ambassadeur à Amazis, roi d'Egypte, afin d'obtenir de lui un oculiste pour ses soldats, le refus d' Amazis entraîna la défaite des Égyptiens. C'est ainsi qu'Hérodote a raconté ce fait. Les Grecs s'occupèrent ensuite de cette spécialité et Archagatus fut le premier médecin grec qui s'établit à Rome sous le consulat de Marins Livius. Il y eut ensuite Hérophile, Démosthène»^ et Evrfpides qui fût le plus célèbre»

Ita employaient des médicaments dont certains sont encore en usage de nos jours, l'acacia, l'acore, l'aconit, l'aloës, l'anémone, le cèdre, les figues, la myrrhe, l'encens, Tœuf^ le vin. Puis encore le miel, l'éponge et surtout l'urine contre l'ulcèi^e de la cornée, ainsi que la flente de crocodile. On trouve aussi dans leurs ouwages l'emploi de l'esprit de sel-, du nitre, de l'alun, puis du jfemeux lyciura de fason qni guérissait tout.

AVERTISSEMENT lîl

tes médicainents se vemiaient fort cher, et étaient généralement sous forme de pâte sur laquelle Tocuiiste appliquait son cachet. On a découvert de ces pierres sigillées ; sur Tune d'un oculiste des armées on lit : PuBLius Sëxtus, oculiste de la sixième légion.

D'autres pierres portent des inscriptions sur les quatre feces. M. Tochon d'Annecy, qui a ftiit collection de ces pierres, a publié une dissertation sur les cachets des médecins-oculistes, Paris, 1815, in-4».

Mais laissons. les temps anciens et même les Arabes qui ont peu fait en cette matière et arrivons au grand Ambroise Paré, qui fit faire un pas à Toculistique. Mais ce ne fut vraiment qu'au XVIII» siècle que cette branche de la science unît par sortir de l'empirisme*

Les travaux de Maître Jean (1703), de Saint-Yves (1722), d'Anel (1717), de J.-L PeUt (1732), de David (1746), jetèrent une vive clarté sur la science de Toculistique. Puis vinrent Barth, et surtout l'illustre Italien, le célèbre Scapa, qui publia un des livres les plus remarquables sur Toculistique.

^M en 1804 Saunders en Angleterre créa un

hôpital ophthalmologique. Puis vinrent les travaux

^ de rÉcole allemande et les belles études de Helmol tz,

3e Cramer et de BMlcke ; puis aussi les savantes

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