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CROWN-GLASS PUR

Le croum-nlass pur est incolore^ limpide, sans défauts. Il est fabriqué avec des matières de première qualité. Les procédés relatifs aux mélanges, au brassage, à la fonte, n'appartiennent qu'à des verriers de talent, qui font une spécialité du verre d'optique. Parmi les

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savants verriers qui produisent de' beaux cristaux pour l'optique, nous citerons M. Feil, de Paris, M. Maès et Clemaudot, de Paris, et M. Daguet^ à Friboupg. M. Feil surtout a reculé aux dernières limites l'art du verrier, et l'optique doit lui savoir gré de ses nombreux efforts couronnés de succès.

Le crown-glass pur est trôs4ur, si Fou regarde un morceau de ce verre par son épaisseur, on n'aperçoit aucun défaut. Les rayons lumineux le traversent facilement sans éprouver d'autre déviation que celle déterminée par la taille optique du verre. Enfin, le croumglass pur est le nec plus ultra pour les lunettes^ et tout verre qui n'est pas fait avec cette substance doit être rejeté.

La blancheur et la limpidité du croivn pour lunettes sont indispensables. Pour s'en convaincre, il suffit de rappeler que rien fl'égale la pureté, la limpidité ni l'éclat du corps vitré et du cristallin. Il ne faut donc leur associer que les substances approchant de cette limpidité. Nous allons maintenant nous occuper du flint-glass.

PLINT-GLASS.

Les mots flint-glass signifient caillou^ cristal, de sorte que cela n'indique nullement que cette sorte de verre contient du plomb. L'origine du flinton cristal est fort ancienne, car, en 1787, Fougeroux deBondaroy fit l'analyse du fameux miroir de Virgile, conservé dans le tré- Bor de Saint-Denis depuis sa fondation. Ce miroir, qui pesait trente livres, était poli sur les deux faces, coloré en vert jaunâtre et contenait au moins la moitié de son poids d'oxyde de plomb. Bien que rien ne prouve que ce miroir ait appartenu à Virgile, il est incontestable que cette tradition démontre que le cristal était connu depuis une époque très-reculée.

Ce furent les Anglais qui remirent le cristal en vogue»

et, dès 1557, une verrerie fut fondée à Savoy-House, 'dans le Strand, à Londres. Aujourd'hui lefHnt-^lass ou cristal est universellement employé pour la gobeleterie fine, et tous nos verres, carafes, etc., sont faits avec cette substance*

Le cristal de gobeleterie est moins riche en pk>mb que celui employé en optique.

Le fiint-gia$$^ comme nous Pavons dit, sert à la fabrication des verres achromatiques ; U possM$ un grand pouvoir de dispersion^ c'est-àrdire qu'il décompose beaucoup la lumière, et jette par conséqu^t beaucoup de feux ; ce qui est utile pour les obje^ de cristallerie et pour les lustres.

Le flint-glassest la plus détestable substance que Pon puisse employer pour les verres de lunettes; car, décompo§[ant beaucoup la lumière, il fournit des verres irisant les objets et fatigant considérablement Torgane visuel. Un autre inconvénient du flint est qu'il est nwu^ il se raye donc facilement, ce qui n'arrive pas avec le orown" glass.

Les verres de lunettes en flint^glass doivent donc être tout à fait rejetés. Dans son Manuel des myopes et des presbytes^ Charles Chevalier résume ainsi ce que nous venons de dire : C'est^ en un mot^ le plus mauvais verre que Vcn puisse employer pour les besicles». Parlons maintenant du cristal de roche.

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