L\ PAUSE
en effet : « Pour éviter ce sifflement de la poitrine, ces ràlements insoutenables que quelques personnes font entendre au théâtre, il est un moyen sûr que l'expérience m'a fourni, et le voici : Facteur doit reprendre sa respiration avant que l'air soit entièrement expiré de sa poitrine, et que le besoin et la fatigue le forcent d'en aspirer un trop grand volume à la fois. Il faut donc qu'il aspire de l'air peu et souvent, et surtout avant que la nécessité l'y contraigne. Les plus légères aspirations suffisent, si elles sont fréquentes; mais, dans ce cas, il doit mettre une grande adresse à ce qu'elles soient inaperçues' ».
1° Exercez-vous donc tout de suite, ô vous surtout qui êtes sujet au hoquet dramatique, à faire, au cours d'une succession de sons, des pauses fréquentes, aussi peu perceptibles que possible et employées à l'aspiration.
Mais la diction réclame des pauses d'une durée plus ou moins considérable. On désigne les plus longues sous le nom de temps. Nous en verrons plus lard toute l'importance. Dès maintenant, habituezvous à en faire usage. Oui, dès à présent, c'est-à-dire avant d'être arrivé à la parole, qui est, n'est-ce pas? le son diversement articulé.
2° Entre des sons prolongés, prenez des temps plus ou moins longs, en tenant la bouche close, mais en respirant du nez tout à votre aise.
3° Mêlez enfin cet exercice au précédent : à votre gré, mettez entre les sons des pauses plus ou moins courtes, plus ou moins longues.
Vous ferez ainsi un notable progrès vers la diction réelle.