I. Monologue de Pirouette. P. OllendorfT, éditeur
C'était comme un présage de ma fin tragique, comme une voix qui me disait : a Ernest, n'oublie pas que tu es un homme mort.»
Là l'homme mort commence à raconter sa jeunesse, je ne puis le suivre à travers les noires péripéties de son existence ; — elle est tellement triste que je ne m'en sens pas le courage.
Ce monologue excessif de Sapeck est très drôle — surtout la fin, où V Homme mort, est condamné à mort par la Cour d'assises, — ,et où il craint la grâce du chef de TÉtat. Il veut en finir et s'écrie : < Pas de clémence oh !» et a Tintention de devenir un véritable homme mort puisqu'il affirme que si Téchafaud lui est évité il se fera chauffeur d'une certaine compagnie de chemin de fer^ dont les initiales ont l'air de signifier : Pour les Morts.
Vous pouvez réciter sans crainte V Homme
ig6 l'art de dire le monologue
mort^ dans les maisons les plus maussades, dans les réunions les plus tristes; — son côté bouflFonnement macabre, sa franche plaisanterie dans le noir, — vous assure un rire certain ; mais ayez Tair d'un Homme morty autrement l'illustre Sapeck ne vous pardonnerait pas !
Voici pour terminer le Monologue excessif, un petit chef-d'œuvre de Jules Jouy. Vous le réciterez avec enthousiasme. C'est :
La Marseillaise des infirmes.