‹ L'art de dire [microforme]Chapitre 115 sur 144 · LA PENITENCE · texte numérisé non relu

LA PENITENCE

On peut satisfaire à l'Eglise sans subir les peines

publiques qu’elle imposait autrefois : on ne peut satisfaire À

à Dieu sans lui en offrir de particulières qui les égalent 4

et qui en soient une juste compensation. Or, regardez F

autour de vous. Je ne dis pas que vous jugiez vos frères.

Mais exauminez les mœurs de tous ceux qui vous envi- | |

ronnent. Je ne parle pas même ici de ces pécheurs 1 !

déclarés qui ont secoué le joug, &t qui ne gardent pius de mesure dans le crime. Je ñe parle que de ceux qui vous ressemblent, qui sont dans des mœurs éommiunes, et dont la vie n’offre rien de scandaleux ni de criant. Ils sont pécheurs : ils en conviendraient. Vous n'êtes pas innocent : vous en Convenez vous-même. Or, sont-ils pénitents ? Et l’êtes-vous ? L'âge, les emplois, des soins plus sérieux vous ont fait peut-être revenir des emportements d’une première jeunesse ; peut-être même les amertumes que la bonté de Dieu a pris plaisir de répandre sur vos pass'ons, les perfidies, les bruits désagréables, une fortune reculée, la santé ruinée, des affaires en

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