FLÉCHIER
12.—L'adverbe, la locution adverbiale et le complément circonstanciel, qui, le plus souvent, se lient au verbe, sont parfois considérés comme incidentes, et à ce titre sont précédés et suivis d’un silence.
Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille, S'écria-t-il—de loin—au général des chats.
no net
(LA FONTAINE
C’est le vieux rat de La Fontaine qui s'adresse ainsi,—mais de loin /—au terrible Rodilard ;
Or ane es ES na Re ete
Cale ris
c’est un vieux méfiant, qui se tient sur ses gardes, éloigné de l'ennemi, et prêt à prendre la fuite au moindre mouvement du bloc enfariné. Une longue incidente n’en dirait pas plus que ces deux mots : de loin, bien détachés du reste de la phrase.
13.—On fait généralement une pause légère après une conjonction ou un adverbe, au commencement d’une phrase.
Enfin—Malherbe vint (BOILEAU.)
Mais il ne faudrait pas s'arrêter après si, et, que, et autres conjonctions et adverbes qui n’ont qu’une syllabe.
14.—L'adverbe qui sépare la proposition subordonnée de la proposition principale doit être suivi d’un silence.
Je me souviens toujours—que je vous dois l'empire. (RACINE.)
15.—I1 doit y avoir une pause entre les deux termes d’une comparaison, ou entre deux mots mis en opposition.
Les deux bacheliers de Florian se disputent ; l'un démontre, l’autre distingue ; mais
Au lieu de s’en tenir aux simples arguments D'’Aristote—ou de Scot, etc.
Il est clair qu’Aristote est l’auteur favori du bachelier qui démontre, et que celui qui distingue est un disciple de Scot. Ne liez donc pas Aristote et Scot, mais opposez-les l’un à l’autre en les. séparant par un silence.