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CHAPITRE IV

EMPLOI DES BRONZES ET DES PIERRERIES; GÉLATINES, IVOIRINES, OPALINES, ETC.

« On voit encore, dit M. Châtaigne dans sa Méthode pour V application des bronzes^ des manuscrits datant de plusieurs siècles dans lesquels on a employé des bronzes aussi éclatants que l'or fin, et il ne s'y est produit jusqu'à présent aucune oxydation.

» Que l'on consulte, à la bibliothèque de Dijon, la petite Bible dite de saint Louis, véritable chef-d'œuvre de calligraphie minuscule, et on remarquera que les lettres capitales reposent sur un fond d'or cramoisi. Je ne sache pas qu'il ait jamais existé d'or de cette couleur. »

Malgré les dénégations de quelques enlumineurs, il est donc bien évident que nos devanciers ont employé, dans leurs travaux, des poudres métalliques colorées.

Il est toujours préférable de se servir des ors pour les œuvres de valeur, auxquelles on attache une certaine importance ; cependant on peut très bien, dans certains cas, faire usage des bronzes, si riches dans leurs nuances variées, et dont l'efifet, lorsqu'il est durable, est fort agréable.

Avant tout, on doit s'attacher à la qualité des produits livrés dans le commerce. Les poudres de bronze doivent être très fines, impalpables ; on fera bien de les essayer sur un bristol quelconque et de les laisser quelques jours à la lumière avant de les appliquer sur le dessin préparé pour les recevoir. Les bronzes conviennent très bien à l'ornementation des objets usuels dont nous venons de parler. Ils peuvent, comm« l'or.

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