Tome I, page
Le département de I-tchéou-fou , au sud du Chan-toung ^'\ est regardé comme étant une des régions où l'on a élevé les vers h soie dès la plus haute antiquité ^^K
On trouve aujourd'hui dans ce département deux espèces de vers à soie : L'une, bivoltine, vit h l'état sauvage sur le mûrier. La premièi^ génération
^') On a Irouvé i,36o cocons par kilo[rramme.
(<) RappoK de M. Grégoire Bay, gérant du consulat de France â Brousse, 3o novembre 1886.
<') Le département de I-tchéou-fou était compris autrefois dans le Yèn-tchéou-Too.
(*^ Il est fait mention dans un livre chinois des vers â soie élèves dans le territoire de Lang-ye sous les Thsin (au 111* siècle avant J.-C); le territoire de Lang-ye est devenu le département de I-tchéou-fou.
a liea en mai et la seconde en juillet ou ea août On tire i kilogramme de soie de 1 6 à 1 8 kilogrammes de cocons frais.
L'autre espèce, annuelle, à cocons jaunes, est Tobjet des éducations. On Gle généralement la soie à 1 3-i 5 cocons, mais on la file aussi à i o cocons et h 6-7 cocons. Pour avoir 1 kilogramme de soie, il faut, dans le premier cas, i3 kilogrammes i/3 de cocons frais, et dans le second cas 16 kilogrammes.
Un Européen qui s'occupe de la filature de la soie dans le Ghan-toung nous a donné le renseignement suivant :
«Les Chinois du Chan-toung ne tirent jamais la soie que de cocons qui ont été sal^. Quand les cocons ont été salÀ, le dévidage est plus facile; les cocons fournissent plus de soie et de la soie meilleure, n
Un Chinois du Tché-kiang nous avait présenté une remarque du même genre. U nous avait dit que les cocons provenant de vers sAé& étaient d'une tissure plus r^uliàre et que leur soie était de bonne nature. Les vers sal^ étaient ceux dont les œufs avaient été saupoudrés de chaux et ensuite de sel; ils étaient réputés plus vigoureux que les autres.
Presque tous les vers qu'on élève dans le Chan-toung (les g/io) sont h cocons jaunes; les autres (1/10) sont à cocons blancs.