Tome I, page
M. L. Liotard a publié, en 1886 , une note sur les causes de lamoindrissement de la production de la soie dans l'Inde ^*K 11 a attribué prinapalement ce déclin à la pauvreté en soie des vers de Tlnde. Si ces vers font des cocons si petits et si pauvres, cela est, d'après lui, la conséquence du prix âevé du loyer des terres, par suite de la cherté des feuilles de marier, de TinsafiSsaDce de la nourriture des vers à soie, insuffisance due à la petite quantité de feuilles donnée et à ce que les feuilles provenant de plants trop jeunes ont une faible valeur nutritive.
Cette opinion nous parait présentée d'une façon trop absolue. On ne peut pas non plus comparer les vers polyvoltins de l'Inde avec les vers annuels de l'Italie ou de la France; ces vers sont tout à fait différents. On doit tenir grand compte de l'influence du dimat excessif de l'Inde sur une espèce animale qui est propre aux régions tempérées. On sait d'ailleurs que, dans des contrées chaudes oii le mûrier abonde, les vera polyvoltins donnent de petits cocons contenant peu de soie.
Il n'est pas certain que les races à cocons jaunes soient les plus robustes; il semble, au contraire, que ces races supportent mal les nouveaux milieux dans lesquels on les élève. Les races à cocons blancs résistent en général le mieux.