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de 8o,5oo mètres et . au-dessous
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de plus de 8o,5oo
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Totaux
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<') Les fils de bowTettn sont relevés à part dans los talilcnux du commerce.
Ainsi , pour les fils, l'importation est stationnaire. Cela est si vrai que, si nous divisons la période des vingt et une dernières années en deux périodes égales, nous observons que l'importation annuelle a été, en moyenne, par an :
De 1865 à 1875 Ao5,6oo kilogr.
De 1876 à 1885 4o4,3oo
L'exportation s'est accrue. Si nous comparons, comme nous venons de le faire, les deux périodes, nous remarquons que l'exportation a été, en moyenne, par an :
De 1865 à 1875 5i,8oo kilogr.
De 1876 à 1885 i66,5oo
On ne peut donc pas dire que cette industrie a perdu du terrain; loin «d'être accablée par la production 79 des étrangers, elle a réussi de tout temps à contenir l'importation dans les anciennes limites. Gela a présenté du reste des difficultés, non pas à raison d'une grande différence de prix au profit des fils étrangers, mais à raison de la supériorité des filatures étrangères pour certaines sortes de fils qu'on n a faites en France que depuis peu de temps. 11 faut ajouter qu'il y a encore aujourd'hui des genres particuliers, dans les numéros fins et extra-fins, comme dans les gros numéros, que la fabrique de Lyon, par exemple, ne peut obtenir qu'en Angleterre. Ce qui est significatif, c'est que, en 1872, nous importions â 76,000 kilogrammes de fils, quand nous en exportions 63,000 kilogrammes, et que, en i883, nous avons importé âo8,ooo kilogrammes de fils et nous en avons exporté s3&,ooo kilogrammes.
Ainsi, si nous comparons l'état des choses au lendemain delà guerre qui nous a fait perdre l'Alsace, avec la situation en 188s, et l'on a admis que les affaires étaient prospères en 1871, nous nous trouvons en présence des chiffres suivants :
FJLATURE X LA MÉCANIQUE. 325
Nombre de broches 66,ooo 8o,^oo
Production de Gis, ea kilogr. 700,000 83o,ooo ^*^
Exportation de fils, en kilogr.
(commerce spécial) 63,000 ^*^ 169,000 ^^^
importation de fils, en kilogr.
(commerce spécial) â 3 1,000 ^*^ 896,300 ^^^
On fait en France principalement les fils de schappe; on les fait simples, doublés et retors. Les genres qui sont le plus demandés sont les eannettes, fils simples pour trame destinés au tissage des foulards et d'autres étoffes, les fils doubles ou assemblés pour cbatne, les cordonnets pour la passementerie, les fils k coudre.
Il n'est pas possible de dire avec exactitude quels sont les emplois de nos fils. Il faudrait au moins l'indiquer pour une époque déterminée. Les emplois dépendent naturellement de l'état de la fabrication, et celle-ci dépend des préférences de la consommation. Il est certain que la fabrique de Lyon consomme une grande quantité de fils de schappe; ils servent au tissage des foulards, des velours, d'étoffes pour robes et pour doublures. Les fabriques de Roubaix et de Tourcoing absorbent aussi une notable quantité de ces fils, Roubaix surtout. A Saint-Pierre-lès-Calais, on achète les cordonnets de schappe et quelques fils de fantaisie blanche. Les fabriques de passementerie et de soies à coudre de Paris emploient beaucoup de fils de schappe, et presque pas de fils de fantaisie.
^*) Cette quantité de Gis produits est à peu près en rapport avec la quantité des matières telle que nous Ta vous indiquée.
IMcbeCs m OMSie , recaetUi* en Preoee 660,000 kil<^.
IMcheU en noasie , importa 3,5to,ooo
Total 4, 180,000
Equivalant en déchets peignis à peu pris à 1 ,671,000
DéchoU peignés , exportés 8Âo,ooo
Dirréanci 83i,ooo
Déchets à la filature , environ 16,000
Total des fils produits , environ 816,000
^') Moyenne pour les années 1868 a 1873. '') Moyenne pour les années 1878 à 1889.
.lâG PII^ DE DÉCHETS DE SOIE.
La fabrique lyonnaise absorbe, pour les tissus (en i883), environ 600,000 kilogrammes de fils de 9chappe, savoir :
Fil8de.cA«H« i rS"*:-; 360,000 kilogr.
'^^ \ doubles et retors . . . 9ao,ooo
On estimait, en 1880, la consommation parisienne des fils de scliappek 5oo,ooo kilogrammes, savoir:
Fils de schappe simples ou à deux bouts, pour
tissus 100,000 kSogr.
^ , , ■ 1 ( pour soies à coudre. soo,ooo
liordonnels de schapoe . . { ^
^'^ i pour passementerie. . aoo,ooo
Depuis quelques années, il est entré dans le vêtement des femmes moins de passementerie de soie, et particulièrement de franges. Ce changement dans la mode a amené une forte diminution dans la demande des cordonnets de schappe, et les filateurs qui en produisaient le plus ont été forcés d'aborder la fabrication d autres genres. Cette nécessité les a amenés à faire ces fils de fantaisie blanche pour la dentelle, dont l'Angleterre avait été jusqu'alors seule à alimenter les manufactures de Saint-Pierre-lès- Calais. On doit à la même nécessité le perfectionnement des fils de schappe pour les velours (étoffes et rubans), ceux-ci ayant été de nouveau en vogue.
Nous rappellerons ce que nous avons dit en commençant, que le peignage est l'opération la plus importante dans l'industrie des déchets de soie, et cette opération est accomplie avec une véritable supériorité dans nos usines de peignage. Cela explique la faveur dont nos déchets peignés jouissent à. l'étranger et l'accroissement de leur exportation.
FILATURE À LA MÉGANIQUE.
Exportation des déchets de soie peignés.
COMMBRCB SpiciAL.
(bh hotbnrb, pab an.)