‹ L'art de la soie. Les soies (volume 2)Chapitre 79 sur 172 · PAR LES PROCéDBS BDROPiBNS · texte numérisé non relu

PAR LES PROCéDBS BDROPiBNS

Pbahci. Livron :

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Frarci (i86&) :

AnUuram mifliUtM , de Plnde.

Irdi... Tmuëk [Antherœm myliUaT) :

LoUeri(i879)

Blond clair.

Idem

Hasaribtgfa (i885)

Bload clair. ...

Blond bmnllre.

Hybride de VAnihenn Pemyi el de VAntherœa Roylei

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Nous n'avons pas à présenter de conclusion proprement dite. Nous n'avons fait, dans le cours de cette longue étude, qu'enregislrer des faits. Une partie de ces faits peuvent cependant être résumés.

Nous avons à faire une première remarque.

Nous avons parlé des vers à soie, et nous avons dressé, pour chaque pays, une sorte d'inventaire des produits de ces vers.

A dire vrai, on ne connaît pas, d'une façon exacte, les vers à soie.

Le ver à soie vit dans tous les climats; il est élevé presque partout. On est en présence de lépidoptères fileurs de soie, les uns sauvages ou à demi domestiques, les autres domestiques. Un certain nombre des premiers sont inconnus. Il n'a pas été procédé définitivement au classement scientifique des derniers, qui, élevés dans des climats différents, ont certainement perdu, par suite d'une longue domestication et de croisements infinis, tout ou partie des caractères des espèces primitives. L'unité d'origine est distincte de l'unité d'espèce, et, malgré la diversité des caractères spécifiques, on suppose encore aujourd'hui que les vers de toutes les races, les vers domestiques, appartiennent à une seule et même espèce, et l'on donne à tous ces vers le même nom, celui de Bombyx mori. On aura vu que nous ne sommes pas de cet avis. On connaît plusieurs espèces de vers domestiques du mûrier différant du Bombyx mori : le capitaine Thomas Hutton a décrit cinq espèces de l'Inde ^^); M. J. Wood Mason a donné à une autre espèce de rinde le nom de Bombyx mmdùmalis, et M. Frédéric Moore a décrit une espèce du Japon ^^\

f'^ Les Bombyx arracanetuin , Bombyx Crœtiy Bombyx forlunaiu» , Bmiûtyx ginensi» et Bombyx texlor.

^*' Lp Botnhyx japonicus.

Nous ignorons quelle est Fimportance de la production des cocons, et par suite celle de la production de la soie. Go n^est qu'en Italie et en France qu'on a des moyens d'information qui permettent de s'en rendre compte. Il n'est guère de pays dans lequel la soie n'ait une double destination : la soie y est un objet de commerce extérieur et elle alimente le tissage local. De là, l'obstacle à une estimation des récoltes qui ne soit pas trop éloignée de la réalité.

Nous avons exposé sincèrement ce que nous avons appris des hommes les plus compétents, mais, quelque soin que nous ayons apporté dans nos recherches, nous n'avons pu acquérir aucune certitude.

On ne saurait rester plus longtemps dans une telle situation.

En premier lieu, la sériciculture ne peut recevoir d'améliorations notables que quand on connaîtra mieux les vers fileurs de soie, quand on saura dans quelle mesure influent, sur la quantité et la qualité de la bave, l'espèce ou la variété de la chenille, l'espèce ou la variété de l'arbre des feuilles duquel celle-ci se nourrit, le climat et le sol. Ces recherches et ces essais sont entrepris aujourd'hui, avec plus de méthode et de persévérance que par le passé, dans les laboratoires et les stations de sériciculture, et même dans des magnaneries. On s'efforce en même temps de retrouver, à l'état sauvage, les types primitifs de ces insectes ou des sujets qui en sont rapprochés.

En second lieu , dans un temps oîi les communications sont plus faciles et les transports sont moins coûteux, il faut qu'on ait, dans l'industrie et dans le commerce , la notion aussi précise que possible de l'importance des récoltes et de la portion disponible de ces récoltes.

Nous ne nous sommes occupé, dans le travail qui précède, que de la première des branches de l'art de la soie. On a vu plus haut quel est, à peu près, le produit de cette grande industrie, mipartie agricole, mi-partie manufacturière, mais, nous le répétons, nous n'avons à cet égard aucune certitude.

Les vers domestiques du mûrier donnent environ 1 8,800,000 kilogrammes de soie, et les vers à demi domestiques ou sauvages

du mûrier ou d'autres arbres, Q,t 00,000 kilogrammes. C'est UD total de plus de so millions de kilogrammes, et les fabriques européennes et nord-américaines absorbent un peu plus de la moitié de cette quantité.

La production de la soie, delà soie matière première, représente, en valeur, deôooàyoo millions de francs.

Le fait qui retient le plus l'attention, c'est l'abaissement du prix. Le prii de k soie s'est abaissé dans tous les pays.

Gela ne résulte, à dire vrai , ni d'un accroissement démesuré de la production, ni d'un décroissement de la consommation dans son ensemble, et cependant il y a eu, de fait, rupture de l'équilibre entre Xoffre et la demande. La baisse du prix dépend d'un concours de circonstances diverses, et il est malaisé de définir les causes d'un état des choses dont la durée est déjà assez grande pour qu'on puisse le regarder comme étant devenu définitif pour un temps encore assez long.

Si nous ne pouvons pas dire quelle a été l'importance de la récolte dans chacune des dix dernières années, nous pouvons donner un aperçu de la quantité de soie que le commerce a distribuée dans les manufactures de l'Europe et des États-Unis ^^\

Cette quantité a été , en moyenne, par an de 9,0/10,000 kilogr., dans la période quinquennale de 187/1 ^ ^878; de 9,666,000 kilogr. , dans la période quinquennale de 1 879 à 1 883 ^^^

L'accroissement n'a été que de 7 p. 100; il a été assez modéré pour que ce ne soit pas à lui qu'il faille attribuer la baisse du prix de la soie.

L'augmentation de la quantité des matières qui ont alimenté les fabriques s'est produite pour les soies de l'Europe et des pays du Levant, comme pour les soies de l'Asie. La part des premières avait été, de \%qU à 1878, de 36 p. 100; elle a été de 39 p. 100 de 1879 ^ ^^^3-

^*) Nous nous sommes servi pour ces comparaisons des quantités inscrites dans les statistiques publiées chaque année par le syndicat de T Union des marchands de soie de Lyon.

(^) En 188^ et en ]885, la quantité de soies entrées dans le commerce général a été un peu au-dessous de la quantité constatée pour la période de 1 88 1 à 1 883 ; elle parait avoir été de 9,3oo,ooo kilogrammes environ.

Le tableau ci-après présente un aperçu de ces mouvements.

Solas entrées dans le commerce.

De l'Italie et de rAulriche-Hon grie( région italique)

De la France. .

De l'Ëipagne. .

Du Levant ....

De la Chine. . .

Du Japon

Des attires pays»

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