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Henri IV a fiiit venir d'Espagne des oeub de vers h soie pour les éducations d'essai qu'il fit faire dans plusieurs localités. Voici ce que le roi écrivait de Metz à Sully, le 99 mars i6o3 :
(rMon omy,
ffJe vous prie de faire baster la couverture de Torangerie des Tuilleries, aflSn que ceste année je m'en puisse servir à y faire âever la graine des vens à soye que j'ai faict venir de Valence en Espagne. 1
Les graines d'Espagne étaient regardées en France comme les meilleures, au xvi' et au xvii* siècle. Olivier de Serres a dit d'elles : «r Entre toutes les semences de magniaux, dont nous aions cognoissance, jusques ici avons-nous tenu celle d'Espagne pour la meilleure, fructifiant très bien par toutes les pro-
^>) Des renseignemenls anr Torigine et la qualité des soies qui étaient employées dans les manufactures en France au xfiii* siècle sont consignés dans un mémoire de Bl. Pariset, mémoire très intéressant, écrit diaprés des documents inédits et intitulé : La Chambre de commerce de Lifon au ivin' eiède (1 70s -1791). Lyon, 1 886, p. 75 i 80.
vinces du Roiaume» {La etieiliHe de la goye, 1899, p. ^^)* Olivier de Serres a dit aiilears de la graine d'Espagne : trEslant telle grame la plus vdeureuse que nulle autre en ces climats, n
Les auteurs du xvi* et du xvii' siècle font mention des incamadins : vers à soie incamadins, cocons incarnadîns. L*incarnadin était la couleur rose ou jaune rose. Cette désignation était appliquée le pius souvent aux cocons.