‹ L'art de la soie: Les soiesChapitre 15 sur 77 · GRAINES · texte numérisé non relu

GRAINES

Di mess INDIcilllS.

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da pays d^origine 1

on de reprodaelioo. 1

Enfin nous devons constater que, en 188 3, le rendement par once de graines de vers de races indigènes a été, en moyenne, comme il suit, dans plusieurs provinces ^^^ :

nomcn.

cocom.

Pesaro 59.9 Ulogr.

Teramo 56. 1

Ancooa 54.9

Ascoli Piceno 53.8

Peragia 51.9

Macerata.. A8.Â

Ces provinces, sauf la province de Teramo, sont dans la région des Marches et Ombrie. Le produit par once s*est élevé à 65 kilogr. 3 00 dans le. district de Pesaro, dans lequel on a récolté 356,559 kilogrammes de cocons frais.

Nous dirons peu de chose de la qualité des cocons. Les cocons italiens, une grande partie da moins, ne valent pas les cocons français. Produits généralement dans les plaines, dans des terrains d'alluvion , ils ne sont pas d'une telle nature qu'on puisse tirer d'eux des soies de premier mérite. Cette observation ne s'ap-

Miniiterio di agricoîtura, BoUeitino di notiziê agranê^ novembre i883.

ITAUE. 69

plique pas h ceux qui sont récollés dans les régions entrecoupées de collines, notamment dans la Briance et le Piémont ^^^

On a recensé dans le royaume d'Italie :

En 1868, &,8o5 filatures» contenant 61,877 b^s^în^s, dont a5,637 à vapeur; elles avaient consommé 90,600,570 kilogrammes de cocons, et donné i,3i3,8ia kilogrammes de soie

grègef^h

En 1876, environ 3, 600 filatures, contenant 83,o36 bas-'

sines, dont 53,370 à vapeur, et occupant 11 1,377 ou^^i*s* La

Lombardie comptait à elle seule 38,88 1 bassines, dont 99,676

à vapeur ^^^

Ce que les cbifires n'expriment pas, c'est la qualité de l'outillage : la plupart des filatures sont bien montées et bien tenues. En général, on y trouve les perfectionnements qui ont été appliqués en France, et, de plus, on y a gardé ou l'on y a remis en expérimentation des appareils ou des procédés d'invention française dont nous avons abandonné l'usage. Ce n'est pas tout : les fileurs italiens ont introduit et maintiennent dans leurs usines des méthodes de travail et des systèmes de battage, de dévidage, de croisure, etc., notablement différents des nôtres. La filature n'est pas conduite, dans l'un et l'autre pays, de la même façon; mais il faut observer qu'on n'a pas non plus en Italie le même objectif qu'en France. Il y a d'ailleurs de l'autre côlé des Alpes un très vif désir d'améliorer à tout prix les conditions de Tindustrie, de sorte qu'on y est beaucoup plus ardent à faire l'applicatfon de tout ce qui parait constituer un progrès.

Les Italiens nous ont souvent imités; c'est h notre exemple qu'ils ont fait des soies à bouts noués, et le nouage des bouts a,

(*} Les édocations faites sur les collines donnent non seulement une soie de meilleure nature, mais aussi des cocons mieux construits et plus gros. Un éleveur piémontais obtient des cocons qui |)èsent : provenant des collines, a kilogr. 95o le mille; provenant de la plaine, a kilogrammes.

^*) Statûtiea, Trattura délia teta, p. 8 et 9.

^') V. Ellena, Noinie itatitlicke topra alcune induëtrie, p. 5a et 53.

de l'avis de plus d'un bon juge, facilité la vente des soies grèges d'Italie. Les Italiens se montrent empressés de mettre à profil les enseignements que leur fournit la marche de nos ateliers; nous ne tirons pas le même parti des leçons qu'ils nous donnent. Ainsi, dans toutes les usines italiennes, on tient une comptabilité rigoureuse ; les fileurs se rendent un compte exact de tout, connaissent avec certitude le rendement, le prix de revient, savent sur quels points introduire des économies ou des améliorations. Ceux qui procèdent en France de la même façon sont très rares.

La quantité des bassines était, en moyenne, par filature : de 11.3 en i863; de i3.3 en i865; de i/i.8 en 1868; de uU en 1876.

La proportion des bassines à vapeur était de Ai p. 100 en 1868, et de 6à p. 100 en 1876.

. Celte proportion s'est accrue; mais il reste encore relativement plus de filatures avec bassines à feu nu en Italie qu'en France.

Le nombre des bassines a été notablement augmenté dans les dernières années, et M. Fuzier Ta estimé pour 1881 à 100,000 environ. Les nouvelles bassines qui ont été montées sont toutes à vapeur. .

Ainsrle nombre des filatures diminue et le nombre des bassines augmente; l'ancienne méthode de chauffage è feu des bassines fait partout place à la nouvelle méthode de chauffage à la vapeur.

Nous n'avons trouvé de démonstration complète de ces faits que pour la province de Bergame.

Un industriel qui a fait une déposition instructive lors de l'enquête de 1873, M. Stefano Berizzi, vice-président de la Chambre d'industrie et de commerce de Bergame, a présenté l'étal suivant ^^^ qu'il a bien voulu continuer pour nous jusqu'en 1883 :

^') Atti dêl Comitaio deU* inchieita induitriale, 37 septembre 187a. — Lettre de M. StefaDo Berizzi du a 9 décembre i883.

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