‹ L'art de la soie: Les soiesChapitre 9 sur 77 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

DB IILOaiAMin

decoooos

pour

1 kilogramme

■oie grège.

là.o

sois

Wiflgr- 1,708,000

(>) iVolicM f Btudi tulU offricoUm-m (1877), p. 787 et p^eoUtwm nêgli mm' tSyS-iSyg, toI. Il, p. 548 et 5&9.

et 795. Notizû ùUorno aUê oanétixioiû i*U'

Le rendement des cocons à la bassine varie suivant les années. Il est : pour les cocons jaunes, de 1 1 à i a kilogrammes, et, pour

^') Notkiê e êiudi $uUa agricoUwra (1877), Rome, 1879, p. 779. — Le chapitre XIII est consacré à la bachicoUura (p. 7&5 à 839).

les cocons verts , de i A i 1 6 kilogrammes ; il a été en moyenne , dans les cinq années de 1877 à 1881, de ii kilogr. 8 pour les cocons jaunes et de 1 & kilogr. 8 pour les cocons verts.

Nous avons puisé ces moyennes dans divers documents. Il est probable que le rendement, surtout des cocons jaunes , est meilleur; il parait être de 1 kilogramme de soie pour i o à 1 1 kilogr. 5 de cocons jaunes ^^).

L'Italie peut produire aujourd'hui, dans une bonne année, environ ka millions de kilogrammes de cocons, ce qui représente une production d'au moins 3 millions de kilogrammes de soie grège : c'est la quantité qu'on a obtenue en i88o^^^

On compte, dans une année moyenne, une récolte de 38 millions de kilogrammes de cocons, soit, h raison de i3 kilogr. 5oo de cocons pour 1 kilogramme de soie grège (^), 9,800,000 kilogrammes de soie. M. Fuzier a donné, dans son rapport, la quantité de 37 millions de kilogrammes comme moyenne des récoltes de 1873 hiS^^^^.

Enfin le Ministère de l'agriculture, de l'industrie et du commerce d'Italie a publié les résultats suivants ^^^ :

(') M. PraQcesoo GeroUi, de RevigUasco, dans la province de Turin, obtient, eq moyenne, 60 kilogrammes de cocons frais par once de graines de la race de Bione et d*uue ancienne race du Piëmoni croisée avec une race de la Brianoe. H tire 1 kilogramme de soie grège de 1 o kilogr. aSo de cocons de la race de Bione et de 10 kilogrammes 5ûo de cocons de la race de Piémont croisée.

<^ & 1,676,000 kilogrammes de cocons et 3,o 11,000 kilogrammes de soie grège, en 1880; &9,99 1,000 kilogrammes de cocons et 3,ioo,ooo kilogrammes de soie grège, en i883. Dans la quantité de cocons sont réunis les cocons pour le grainage et ceux pour la filature. (Staii$tiquê$ publiées par la Chambre syndicale des marchands de soie de Lyon.)

(') M. Quajat, auteur d'un petit livre sur la soie qui est très répandu, s'est arrêté aux rendements moyens ci-après : 1 kilogramme de soie {iHa greggia. reaU)^ de 11 à ]3 kilogrammes de cocons jaunes des races de Toscane, des Romagnes, etc.; de i3 kilogrammes de cocons jaunes des races de la province de Padoue; de i3 kilogr. 5 00 à \k kilogrammes de cocons desnices du Japon, du pays d'origine ou de grainage italien {La teta. Nozioni e$poête dal doit, Enrico Quajat, 1881, p. S h),

(*) Seta e tenuti di teta, Rdazione, p. ii.

^^) Notizie intomo aile condiziom deW agricoltwra negli anni iSjS-tSjg, vol. II, p. 5^9. — BoUetûno di noiizie agrarie , oUobre i88b, p. 1 9 49, et wnmnbrt 18 83, p. i334.

cocon.

1879 i8,5i6,546 kflogr.

1882 3i,888,oa6

MU OkiOB.

i,3a&,75okilqgr.

9,87&,ooo

On trouvera, dans notre rapport de 1876, sur la carte sérîcicole de la région italique dressée par M. Marins Morand, dans les statistiques publiées par la Chambre syndicale des marchands de soie de Lyon , la répartition par provinces de la production de la soie en Italie. Nous indiquons seulement ci-après dans quelles proportions a eu lieu cette répartition depuis 186& :

PROVINGBS.

Piémont, Ligurie, Sardaigoe

Lombardie

Vënélie

Duchés, Romagnes.

Marches, Ombrie. .

Toscane

Prov. napolîUiioes, Galabres, Sidle..

Frioul, Tyrol

PÉRIODES TRIENNALBS.

4 ise«.

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ANNÉES

ài

La culture du m(irier est, en Italie, une véritable branche du travail rural. Dans plusieurs provinces, principalement en Lombardie, non seulement on augmente les plantations, mais encore on donne plus de soins à ces arbres ^^^

Nous n'avons pas à parler des races de vers à soie italiennes.

(^) Voir Iklazione intomo aile condizioni deW t^ricokura nel qumquennio iSjoiS'jù, 1876, vol. I, p. ASg à hhl\\ vol. Il, p. ûoo à 4ii.

Duseignear, qui a poursuivi ses investigations pendant de longues années, a fait un classement raisonné de nombreuses variétés de cocons. Ces cocons diffèrent par le volume, le poids, la forme, la couleur, la tissure, la nature du gram^^\ la qualité de la bave. Ce savant observateur a fait don à la Chambre de commerce de Lyon des cocons qu'il a étudiés; il a constaté qu'il existait plu* sieurs races distinctes et constantes, mais il n'en a pas déterminé les caractères permanents. Il a regardé comme certain que la finesse du grain et celle du brin de soie sont le résultat de ces éducations dites perfectionnées, qu'il jugeait devoir être fatales à cette industrie et qui le furent en effet. Les vers à soie à cocons jaunes et ceux à cocons blancs, les vers diversement colorés, les uns à robe unie, les autres à robe rayée, tachetée, etc., avec ou sans épines, les vers & trois mues et ceux à quatre mues, les vers annuels et les vers bivoltins, trivoltins, polyvoltins, appartiennent-ils è une espèce unique, qui a été modifiée par les croisements, le climat, l'éducation, eto.^^^? Gela est possible, attendu que ces différents caractères n'ont pas une fixité absolue. Toutefois Duseigneur, qui n'était pas zoologiste, n'a pas entrepris cette étude, et il ne paraît pas qu'aucun savant fait encore faite d'une façon décisive. On sait d'ailleurs que les vers à soie élevés dans rinde, que le capitaine Thomas Hutton a soumis à un examen attentif, appartiennent à six espèces, dont deux au moins sont certainement originaires de la Chine.

Le professeur Gomalia a exprimé l'opinion que le Bomhyx du mûrier est un, qu'il est représenté par une seule espèce, le Bombyx mort, que toutes les variétés ou races résultent du mode d'éducation ou du climat, que les caractères qui distinguent les unes et

^) Le gram da cocon est ce que les GëvénolB appellent la pi^iSr».

(S) QaoiquHl y ait, chei les B&mhyx du mûrier, peu de diveraîtë quand ils sont à Tétat de papillons, ceui-d présentent, dans certains cas, des caractères différents. Gomalia ne Tadmet pas : «cLMnsetto perfetlo si troYa essere sempre lo stesso» (p. 5i). Cependant Hutton , qui est d*avis que le ver à soie primitif a la robe de couleur foncée, affirme que le papillon issu de la chenille de codeur foncée est gris foncé ou gris de fumée, il y a quelquefois dans les chambrén des papillons dont les ailes sont grises, rousses ou brunes.

les autres sont transitoires. II a affirmé de plus: que le ver k soie, à l'état primitif, a la robe de couleur blanche, légèrement amréet passant quelquefois au roux ; que le ver à soie primitif file un cocon de couleur jaune d'or, cette couleur variant du jaune pAle au jaune orangé; que le cocon blanc est le produit, non pas de l'espèce pure, mais d'une variété d'ailleurs constante ('\

Gornalia a rencontré des contradicteurs (^). L'obscurité sur ce sujet ne sera dissipée que quand les cocons, les papillons et les cocons des vers à soie du mûrier de tous les pays , domestiques ou sauvages, auront été eiaminés avec la rigueur scientifique. On prévoit combien sera grande la difficulté de tirer des conclusions de ces études patientes, à raison des changements apportés dans la nature des sujets sous l'influence de tant d'actions diverses ^^^

Les Génois sont les premiers qui ont introduit et mis à l'éclosion la graine de vers bivoltins à cocons blancs de la Chine, et ce fut à Novi-Ligure que l'élevage de ces vers à soie blanche, d'origine chinoise, fut conduit avec le plus de soin et donna les meilleurs produits; ces soies devinrent renommées sous le nom de candide di Novi^^K

L'éducation de vers pouvant avoir deux générations dans Tannée paratt n'avoir été pratiquée d'abord que dans un rayon peu étendu, car un écrivain du xvii' siècle, Alessandro Tassoni, a signalé, en t6o9, comme un fait digne de remarque, la tentative qui fut faite de son temps d'obtenir ce résultat^^^.

Nous devons citer aussi les vers trivolùni ou tr^enn, à quatre mues, dont parle Cornalia, variété constante à Pistoia et dans d'autres localités de la Toscane , qui a trois générations dans l'an-

(*) Monognifia dd Bombtee dêl geUo , p. 5 1 .

<*) Gornalia n*a rien dit dans sa monographie qui fasse supposer qu^il a connu les vers à soie de TAsie, qu*on a regardes comme étant des espèces distinctes.

(*) La Chambre de commerce de Lyon a fondé A Lyon, en avril 188 A, sur notre proposition, un laboratoire pour Tétude des vers à soie et des soies, dans lequel seront entrepris les travaux de tout ordre qu^exige la solution de tant de problèmes. M. J. Dustiieau a été chargé de ces travaux.

<*) F. Marincola , SuW origine dêW arte délia »eta , p. 1 5. — M. Marincola prétend qu^on ne connaissait auparavant en Europe que les vers annueb à cocons jaunes.

^') S. Bongi, D$Uamercatura dei Lucehesi, a* édition, p. à h.

née^^). Moretti et Chiolini regardent les trivoUini comme formant une variété distincte et fixe ^^\

Duseigneur a mentionné deux éducations faites dans l'année près de Sorrente, dans la province de Naples, mais les graines appartiennent à une variété annuelle. Ces graines sont conservées dans des grottes très fraîches. Une partie de ces graines mises à Téclosion k l'époque ordinaire donnent une première récolte; les autres graines étant restées soumises plus longtemps à l'action du froid , mises plus tard à l'éclosion , donnent une seconde récolte , qui est plus faible. Les cocons de la première récolte sont appelés tgmpestivi et ceux de la seconde tardm^^\

Les vers à trois mues ( terzeruoU, terzini ou treotti) , variété constante qu'on trouve dans le Milanais, espèce distincte, d'après Gregorio Fabbri, ne sont pas plus répandus en Italie qu'en France (^l Ces vers et leurs cocons sont plus petits que ceux des races à quatre mues.

Nous ne décrirons pas les différentes races italiennes, celles qui ont été détruites pendant l'épidémie ^^), celles qu'on a sauvées et dont on a continué l'élevage. Ces races sont bien connues.

On récoltait en Italie, au xv" et au xvi" siècle, des cocons jaunes, safranés, couleur de soufre, des cocons blancs » rougeâtres, verdâtres, verts (^); les cocons jaunes étaient de beaucoup les plus nombreux. On n'élevait guère , au xv!!"", au xviu% et dans la pre-

^^) MaUhien Boaafous, Traité de Véàneaiûm deê ver$ à une, û* édition, 18&0, p. i63 â 168. — Gornalia, Monografia, p. 53 et 970.

'*) La variété des trwolUm, quand elle est élevée ailleurs qu'à Pistoia , revient peu à peu, diaprés Gomalia, au type ordinaire (p. 370).

<') Duseigneur, Le eoeon de $oie, 9* édition, p. 169.

<*) Loiseleur-Deslongcbamps, NouveUeê eonaidératioM «tir fe« ven h «om, 1889, p. lOsàiiA. — Gregorio Fabbri, /nlomo all'educazione comparativa dei hadiia tre mute con queUidi quairo, i85o. — Gomalia, Monogrt^,p, a 5a et di5.

(^) Nous citerons, parmi les anciennes races qu^on dit être perdues, la race de la famille Natoli à Stefanaconi, dont 8 kilogrammes de cocons frais donnaient 1 kilogramme de soie, et la race persane de la Galabre, dont jo kilogrammes de cocons frais donnaient 1 kilogramme de belle soie (F. Marinoola, p. 4o).

^^^ Aloisio Lauareili, Bombyx, poemeUo publié vers i5oo.

mière moitié du xix* siècle , sauf dans quelques localités du Piémont et de la Ligurie, que des races à cocons jaunes ^^).

Pendant la maladie, on a fait faire des grainages dans tous les pays, et, après avoir tari toutes les sources, on s'en est tenu aux races à cocons verts du Japon. Les graines de ces dernières races formaient encore récemment la presque totalité (90 p. 100) de celles qui élaient mises à Téclosion. Dans la Haute Italie surtout, on s*est attaché aux races japonaises; dans les provinces centrales (en Toscane, dans les Marches, les Romagnes et les Duchés), on est revenu, dès que cela a été possible, aux anciennes races du pays^^^ Mais, pour les races japonaises, on a abandonné peu à peu les œufs de grainage japonais, et Ton a donné la préférence aux œufs de reproduction faite en Italie^'). On comptait à la mise à Téclosion, en Lombardie : en 1880, 5o p. 100; en 1881, 69 p. 100; en 1889, 70 p. 100; en i883, 81 p. 100 de ces derniers.

En même temps la production des cocons jaunes augmente.

Réooltaa de cocons en Italie.

ANNÉES

COCONS

JAUKI8.

9,980,000 7,890,000 6,760,000 11,190,000 ii,a&o,ooo 11,010,000 17*390,000

COCONS

VBIT8.

kilogr.

do,/ï8o,ooo

ao,88o,ooo 9â,83o,ooo

TOTAUX

kilogr.

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