‹ L'art de la verrerieChapitre 36 sur 112 · FI G. 57. MOYEN AGE · texte numérisé non relu

FI G. 57. MOYEN AGE

(Fouilles d'Envermeu , Seine-Inférieure.)

rouge grenat; l'application de la feuille de verre est sur des fonds d'or ou de métal; elle est découpée selon la forme à remplir. D'autres pièces, fibules, médailles, épingles à cheveux, boucles d'oreilles, découvertes ailleurs, sont ornées de verres opaques de différentes couleurs, retenus dans les creux, fixés par un mastic , rarement pris par le sertissage. L'observation a été faite que partout où nos ancêtres ont porté leurs pas, on trouve des bijoux du même genre. La matière rouge étaitelle du grenat ou du verre ? Il est certain que les deux substances ont été employées; lorsque la pâte est coulée dans les réserves du métal, elle ne peut être que du verre ; au contraire, lorsqu'elle est enchâssée à la manière des pierres précieuses ou appliquée à l'état de feuille mince contre le métal et retenue par une sertissure, elle peut être aussi bien une pierre naturelle que du verre fondu. La controverse a de l'intérêt, car si le grenat naturel était en usage,

FIC. $8. MOYEN AGE.

(Fouilles d'Envermeu, Seine-Inférieure.")

on pourrait admettre, comme le veulent quelques archéologues, que certains bijoux mérovingiens, et notamment l'épée de Childéric, conservée au musée du Louvre, seraient d1origine orientale. L'argument est tiré

de l'observation suivante : souvent les p* lamelles rouges incrustées dans le métal sont d'une densité supérieure à celle du verre,

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