F1G. 107. FRANCE. (NORMANDIE
(Collection G. Le Breton.)
menus objets en verre de couleur ; ils tiraient leurs cannes de verre des verreries de la ville ou de celle de
2j<. L'ART DE LA VERRERIE.
la Mailleraye; leurs statuts de 1 5g3, confirmés par lettres patentes du roi en 1 5g5? disaient que « les maistres du dict mestier pourront faire patenostres et boutons d'esmail et de verre, chaisnes, colliers et braceletz passantz par le feu et fourneau » 1. Le 24 janvier 1598, Henri IV, « voulant donner à ses sujets du pays de Normandie l'usage commun des ouvrages de verrerie comme chose qui leur est nécessaire», autorisa Vincent Buson et Thomas Bartholus, verriers originaires du duché de Mantoue, à établir à Rouen ou dans les faubourgs une verrerie pour « verre de cristal, verres dorés, émaux et autres ouvrages qui se font à Venise et autres lieux et pays étrangers, et autres qu'ils pourront de nouveau inventer » . Le privilège semble être resté à l'état de lettre morte, car, le 8 mars i6o5, François de Garsonnet, d'Aix en Provence, fut autorisé, par lettres patentes, à établir à Rouen, au faubourg de Saint-Sever, où il n'y avait aucune verrerie de cristal, une verrerie avec des ouvriers étrangers et, de plus, il fut interdit pendant dix ans de fonder dans le ressort du Parlement de Rouen aucun autre établissement du même genre; le 4 mai 161 3, le privilège fut prolongé pour dix ans, Garsonnet n'ayant que médiocrement réussi, quoique, disent les lettres patentes, « on ne sçauroit faire élection d'homme plus intelligent et capable, par le témoignage qu'il en a déjà rendu en l'art de la dite manufacture de verre de cristal ordinaire et raffiné, que aussy aux ouvrages de canons et d'émaulx de verre de belles et riches couleurs non encore usitées. » Garsonnet em-