NORMANDIE
(Collection G. Le Breton.)
que des marchandises médiocres; cependant, il avait chez lui un nommé Libourg, « graveur dermes, chiffres et emblèmes sur verre et crystal ».
Quelle était la verrerie de Saint-Sever? A en juger par les lettres patentes de concession ou de confirmation, elle donnait «de plus excellents ouvrages qu'aucune de ce Royaume ».
et « les ouvrages de Venise n'ont plus aucun avantage sur les leurs»1. Ils sont « si beaux et excellents qu'ils égalent ceux de Venise » 2. D'après les mêmes documents, la fabrication comprenait les verres de cristal, les « canons » baguettes pour les patenostriers, les émaux et les glaces et miroirs soufflés.
Il y a certainement de l'exagération dans les mentions des lettres patentes, cependant par l'examen de la très curieuse collection que M. Gaston Le Breton a formée des verres normands qu'il a pu recueillir et dont il publiera bientôt l'histoire 3, nous pouvons nous faire
FlG. IIO. — FRANCE.