ALLEMAGNE, I
(Musée de Nuremberg.)
L'ALLEMAGNE ET LA BOHÊME
elle subventionna les potiers Hans Nickel, Oswald Rinhardt et Hieronymus Reich, qui sans doute à leur
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métier de potiers joignaient celui de verriers, pour leur faciliter rétablissement d'une fabrique de verres de Venise. A la subvention fut attachée la condition que les secrets que les verriers pourraient découvrir à Murano ne se-
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raient communiqués qu'à leurs enfants, et à Augustin Hirschvogel qui lui-même fut aussi envoyé en Italie. En 1 532, Hirschvogel conclut une association avec Hans Nickel et la fabrication des verres à la façon de Venise commença alors industriellement.
Jean Wessler, en 1600, portait le titre de tailleur de verre; c'est le premier Allemand qui prit cette qualification.
Georges Schwanhard l'aîné, né à Nuremberg en 1601, apprit d'abord le dessin et la sculpture chez les maîtres renommés de la ville; il prit goût à la gravure sUr verre, et, pour se perfectionner dans cet art, se rendit dans l'atelier de Gaspard Lehmann, à Prague1, où il fit de tels progrès qu'à la mort de son maître, en 1 622, il recueillit sa succession ; plus tard il retourna à Nuremberg, établit un atelier qui devint célèbre; sa spécialité consistait dans les fleurs, les paysages, les emblèmes et les grotesques gravés à la roue et au diamant. Il eut pour clients les grands seigneurs et notamment le prince évêque de Mayence et les évêques de Wurtzbourg et de Bamberg; l'empereur Ferdinand III le fit venir à Prague en i652, afin de fournir aux graveurs sur verre les dessins dont ils avaient besoin. Ferdinand semble avoir pris goût au métier, car il se fit enseigner la gravure au diamant par Schwanhard, qui mourut en 1667, .laissant une nombreuse famille composée de trois filles et de deux fils. Sophie, Marie et Suzanne furent de bonnes élèves de leur père et s'adonnèrent plus spécialement à la gravure des ornements,