‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 10 sur 76 · IRIS À FLEURS PALES. ZRIS PALLIDA · texte numérisé non relu

IRIS À FLEURS PALES. ZRIS PALLIDA

FAMILLE DES IRIDÉES.

Cette Iris, qui fait au printemps l’ornementdes parterres, est encore plus remarquable par la singularité de son organisation que par la beauté de ses fleurs. Sa racine est charnue, horizontale, vivace; sa tige lisse, comprimée, renflée de place en place par des nœuds, et légèrement tortueuse: elle s'élève à trois pieds environ en formant un zigzag fort allongé. Les feuilles radicales sont très longues, droites, entières (sans aucune incision sur leurs bords), terminées en pointe, en un mot ensiformes où ressemblant à une épée plate; elles ont des espèces de cannelures sur leurs deux faces : les feuilles de la tige, également ensiformes et cannelées, sont sessiles, alternes, placées sur les côtés; elles offrent ceci de tout particulier qu’elles correspondent à la tige, non par

leur face, mais par l’un de leurs bords; ces feuilles sont dédoublées près de leur point d’attache et forment là des espèces de gaines. Les fleurs sont pédonculées, accompagnées d’une spathe polyphylle, membraneuse, blanchätre,

demi-transparente. Leur calice est monophylle, renflé dans

la portion qui correspond à l'ovaire, rétréci au-dessus, puis évasé et partagé en six divisions pétaloïdes : de ces divisions, trois sont réfléchies en bas, et hérissées à leur face supérieure de poils glanduleux, jaunâtres, rassemblés en une sorte de crinière; les trois autres divisions sont dressées et se touchent au sommet de la fleur; elles sont un peu en dedans des premières, d’une forme différente, enveloppées par elles dans le bouton, si bien qu’on pourrait les prendre pour des pétales. l’Iris n’a que trois étamines (pl. 6, d) attachées à la base des trois divisions réfléchies; l'ovaire a est infere, confondu avec le tube du calice, ainsi que la partie inférieure du style D; le stigmate c est très large, pétaloide, à trois parties bifides qui s’avancent en voûte au-dessus des étamines , etse montrent dans l'intervalle des divisions dressées du calice. Le fruit est une capsule allongée, triangulaire, à trois loges renfermant un grand nombre de graines.

Les feuilles, les tiges et les pédoncules de cette plante sont glauques, c’est-à-dire recouvertes d’une poussière excessivement fine qui leur donne un aspect bleuâtre.

La famille des Iridées se rapproche de la famille des Liliacées par l’organisation de son ovaire et de son fruit, par le nombre des divisions du calice et du stigmate; elle en diffère essentiellement par l’adhérence du calice avec l'ovaire qui est toujours infère, et par le nombre des étamines qui ne s'élève jamais au-dessus de trois : du reste, ces deux familles appartiennent à la grande classe des plantes dont les feuilles ont les fibres parallèles (plantes monocotylédonées) ; tandis que les Primulacées et les Jasminées, étudiées précé-

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