‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 13 sur 76 · GESSE ODORANTE · texte numérisé non relu

GESSE ODORANTE

reçu une dénomination particulière : on appelle étendard le pétale supérieur, qui est symétrique, échancré, et beaucoup plus grand,que les autres ( pl. 7, & ); ailés, les deux pétales latéraux b, non symétriques, moins colorés que l’étendard ; carène, l'espèce de petite nacelle formée par la réunion des deux pétales inférieurs c,#plus‘pâles encore que les ailes, et contenant les étamines et le pistil. Le pois de senteur à dix étamines qui sont attachées au calite : neuf sont soudées par leurs filets den une sorte de fourreau membraneux et fendu qui enveloppe l'ovaire; la dixième e est libre, et placée au-dessus du pistil. Ce dernier organe f se compose d’un ovaire allongé, aplatiÿvelu, à une seule loge renfermant plusieurs ovules;sd’un style courbé, et dun stigmate en spatule. Le fruit ést une gousse ouésume, espèce de capsule à uné seule.loge, S’ouvrant.en deux parties appelées valves, etwayant ses graines attachées, tout le long de l’une des sutures * ; il est hérissé dé poils, et accompagné par le calice desséché.

La,famille des Légumineuses est caractérisée par un calice monophylle, des étamines attachées au calice, un ovaire libre ou supère, et un seul stigmate. Les autres caractères ne sont pas constants : la corolle manque dans la sensitive (mimosa pudica,); elletest monopétale dans le trèfle des prés (trifolium pratensé y; les étamines ont leurs filets distincts dans l’ärbre de Judée ( cercis siliquastrum ), soudés en un seulCorps dans le genêt d'Espagne ( genista Junceä y; le fruit lui-même présente plusieurs variétés.

‘ Lignes qui indiquent l’endroit où les valves doivent se séparer.

2772 on ;

E Perrot del

GESSE ODORANTE. 54 Les plantes qui donnent l’indigo ( érdigofera arül, tinctoria etc. ), sont de la familledes Lésumineüses.

L’esquisse du pois de senteur doit être faite avec une grande légèreté : les yrillesss’indiquent pär un seul trait ;%’est au pinceau qu'on leur donne de l'épaisseur.

Le carmin fait la base dé la teinte locale des fleurs roses ; on l’emploie pur pour les étendards, uni à l'encre de Chine et à l’outremer pour les ailes; à la gomme-gutte pour les carènes : quant aux fleurs violettes, on obtient le ton de leur étendard ayec le bleu de Prusse et le carmin; celui des ailes et des carènes avec l’outrémer et le carmin à diverses proportions : les parties verdâtres des boutons se font avec ‘un mélange de bleu de Prusse, desgomme-gutte et de sépia. On ébauche successivement l’étendard, les ailes et la carène de chaque fleur; on commence par la partie qui avoisine les calices, et l’on fait descendre la couleur devant soi : le vélin est placé de manière que les pétales auxquels on travaille aient leur onglet en haut. La teinte générale des parties vertes est une combinaison de bleu de Prusse et de gommegutte; le bleu domine dans les ombres. On couche les calices de leur bord libre vers leur point d’attache; les folioles de haut en bas, du sommet à la base : on ménage soigneusement les nervures de celles qui sont vues par le dos. Nous renvoyons pour les tiges à ce que nous avons dit dans les Préliminaires, et nous passons au fini.

C'est avec les mêmes teintés que se fait ce second travail ; on ajoute seulement un peu d’encre de Chine dans toutes les

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