SAUGE ÉCLATANTE
üé, en dirigeant des touches larges et abondantes de couleur de leur base à leur pointe, et en ménageant les nervures en clair. Les pétioles se font de haut en bas, les tiges dans le mème sens, en faisant sentir les angles qu’elles présentent.
On reprend les fleurs avec la teinte de l’ébauche, à laquelle on ajoute de l'encre de Chine et du bleu de Prusse pour les ombres les plus prononcées : il ne faut pas craindre de multiplier les touches, et de retourner le vélin , toutes les fois que cela procure quelque facilité. Lorsque les fleurs ont toute la vigueur desirable, on passe rapidement, sur les plus brillantes, un très léger glacis de gomme-gutte , et l’on obtient ainsi cet éclat qui caractérise le salvia splendens. Les pédoncules se fnissent longitudinalement. Les petits poils, dont les calices et leurs supports sont garnis , se font avec-un très petit pinceau, comme ceux de la primevère de Chine ( V. pag. 20 ). Pour le fini des feuilles, on dirige les hachures obliquement d’une nervure à l’autre ; on se sert du vert de l’ébauche, auquel on mêle, pour les ombres, un peu d’encre de Chine. Le fini des tiges et des pétioles ne présente rien de particulier; la tache foncée qui réunit ces derniers à leur base se fait avec de l’en-
cre de Chine , du bleu de Prusse et du carmin. $
On termine en mettant, du côté de la lumière, de faibles ehauts, sur les points les plus saillants.
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RUDBECKIA VELU. RAUDBECKIA HIRTA.
FAMILLE DES RADIÉES
Les racines du rudbeckia sont bisannuelles ; elles produisent une touffe de feuilles, et plusieurs tiges hautes de trois à quatre pieds, striées supérieurement, et terminées par des espèces de pédoncules. Les feuilles n’ont point toutes la même forme : celles qui naissent sur la tige sont alongées, étroites, sessiles, alternes, parcourues à leur face inférieure par une côte saillante et par quelques veines, et à leur face supérieure, par des sillons correspondants ; celles qui viennent de la racine sont larges, ovales , aiguës, dentées et longuement pétiolées ; elles ont d’un côté cinq rainures longitudinales, et de l'autre, cinq nervures principales qui partent du pétiole en rayonnant. Les fleurs Sont radiées, c’est-à-dire composées de fleurons au centre, et de demi-fleurons à la circonférence (VW. pag. 53): L’involucre est formé de deux rangs de folioles longues, étroites et hérissées, comme toutes les autres parties vertes de la plante, de poils courts et rudes. Le réceptacle est conique. Les rayons sont nombreux, jaunes en dessüs, verdâtres en dessous, plissésen long, et dentés à leur sommet (pl. 17, a); quand la fleur commence à s'ouvrir, ils sont dressés irré-
7A RUDBECKIA VELU.
gulièrement; plus tard, ils s’étalent et se renversent du côté de l’involucre. Les fleuronssont accompagnés d’écailles vertes, qui les cachent pendant quelque temps : le disque de la fleur est alors aplati et déprimé au centre; il devient noir et s'élève en obélisque à mesure que les fleurons se développent. Chacun de ces derniers est formé 1° d’un calice blanchâtre, prismatique et quadrangulaire, adhérent à l'ovaire et terminé par quatre petites dents ; 2° d’une corolle monopétale, tubuleuse, à cinq divisions noirâtres; 3° de cinq étamines attachées à la corolle et soudéés par les anthères; 4° d’un ovaire infère à une seule loge renfermant un seul ovule; 5° d’un style assez court terminé par deux stigmates (pl. 17, b). Les graines sont surmontées de quatre pointes membraneuses.
La famille des Radiées est une section de la très grande fafamille des Composées; nous en avons donné les caractères
pages 54 et 67.
L’esquisse du rudbeckia ne présente pas une grande difficulté : les rayons étant en nombre indéterminé, on ne cherche point à les représenter avec une minutieuse exactitude; on s'attache seulement à bien rendre l'effet qu'ils produisent par leur réunion; on indique au crayon les lignes qu'on voit sur les feuilles® les plis des demi-fleurons ne se font qu’au fini.
- Lorsque le trait est arrêté, on prépare sur,les palettes les deux teintes principales destinées aux rayons et à toutes les parties verté : l’une se fait avec du safran et du jaune indien ; l’autre, avec du bleu de Prusse, de la gomme-gutte et un peu
de Sépia. Pr,