‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 56 sur 76 · FROMENT CULTIVÉ. TRITICUM SATIF UM · texte numérisé non relu

FROMENT CULTIVÉ. TRITICUM SATIF UM

FAMILLE DES GRAMINÉES. 4

On ne connaît point la véritable patrie du blé : l’origine de sa culture se perd dans la nuit des temps. Il y en a plusieurs variétés, et nous allons décrire celle que Linné appelait érüticum hybernum. La racine est fibreuse; la tige (chaume) simple, haute de cinq à six pieds, creuse, comme on sait, et garnie de nœuds d’où partent des feuilles alternes, sessiles, linéaires, aiguës, formant par leur partie inférieure une gaine fendue qui embrasse la tige. Les fleurs sont en épis serrés; | leur pédoncule commun, qui n’est qu'un prolongement du chaume, et que l’on nomme axe, est simple, flexueux, denté; il porte sur chaque dent un petit épi (épillet) sessile, qui le regarde par l’une de ses faces. Chaque épillet se compose, 1° de deux écailles extérieures (valves) égales, ou à peu près, et dont l’ensemble se nomme la glume; 2° de six à huit autres écailles disposées deux à deux par paires (bäles), et recouvrant

128 FROMENT CULTIVÉ. | immédiatement les étamines et le pistil : les deux valves de la

bâle sont emboïtées l’une dans l’autre; l’extérieure est plus

grande que l’intérieure. Les étamines, au nombre de trois,

sont pendantes (pl. 30 a) et insérées sous l'ovaire, qui est ar-

rondi et terminé par deux stigmates plumeux b. Le fruit,

connu de tout le monde sous la dénomination de grain de

blé, est formé d’une seule graine dont la peau est soudée avec

l’amande et confondue avec le péricarpe*.

La famille des Graminées ne ressemble en rien à celles que nous avons étudiées jusqu’à présent : elle est caractérisée par un chaume noueux, des feuilles alternes à gaîne fendue, des fleurs écailleuses dépourvues de calice et de corolle, organes qui sont remplacés par une glume à deux valves, et par une bâle bivalve aussi dans le plus grand nombre des cas; des étamines insérées sur le réceptacle, un ovaire libre, et deux stigmates. Elle embrasse une immense quantité de végétaux, dont les plus remarquables sont la canne à sucre, saccharum officinarum, le riz, oryza sativa, le blé de Turquie, zea maïs, le seigle, secale cereale, Vavoine, avena sativa, Vorge, hordœum vulgare, distichon, hexastichon, etc.

Les feuilles et les épis qui sont encore verts se peignent avec un mélange de gomme-gutte, de bleu de Prusse et de sépia;' ceux quisont mürs, avec de la gomme-putte, un peu de carmin et d'encre de Chine : dans les uns et les autres, on dirige le pinceau suivant la longueur et le contour des organes, c’est un précepte dont il ne faut jamais s’écarter.

* Cest le nom qu’on donne à cette partie du fruit qui contient la graine; il est formé par le déve-

loppement des parois de l'ovaire : dans une noix, par exemple, le brou et la coquille réunis constijuent le péricarpe.

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