PRUNIER DOMESTIQUE
latéral; son noyau est rugueux, comprimé, creusé d’une gouttière sur l’un de ses côtés : il contient deux graines, ou bien une seule par avortement ; l’embryon, c’est-à-dire l’amande dépouillée de son tégument, présente deux cotylédons unis à leur base par la radicule, et renfermant la plumule dans leur intervalle.
Dans l’état sauvage, et telles qu’on les trouve dans nos forêts, les prunes sont acerbes et malsaines; mais, par la culture, elles acquièrent une saveur douce et sucrée, rendue souvent plus agréable encore par un parfum fin et délicat. On en connaît un grand nombre de variétés : la reine-claude ; Qui est sans contredit la plus parfaite, et la reine-claude violette, sous-variété précieuse à cause de sa durée ; la prune de monsieur, plus belle que la précédente , mais bien moins savoureuse ; le damas, les mirabelles, la couetsche, qui est très alongée, et dont on fait d’excellents pruneaux ; en Alsace et dans une partie de l'Allemagne, on en retire aussi une sorte d’eau-de-vie par la fermentation. Dans les environs de Briançon, on extrait des amandes d’une variété de prunier, une huile douce et agréable qu’on emploie aux mêmes usages que l’huile d'olives et l’huile d'amandes douces. Enfin la gomme qui suinte du tronc et des branches des vieux pruniers a la plus grande analogie avec la gomme arabique, et pourrait lui être substituée dans beaucoup de circonstances.
La famille des Rosacées : a été divisée en plusieurs tribus, dont quelques-unes ont été considérées comme des familles distinctes. Le prunier appartient à la tribu des Drupacées, qui a pour caractères particuliers un ovaire unique, libre, contenant deux ovules.; un style filiforme terminal, et pour fruit un drupe ordinairement pulpeux où charnu.
(1) Foy page 99.