‹ L'art de peindre les fleurs a l'aquarelleChapitre 8 sur 76 · JACINTHE D'ORIENT · texte numérisé non relu

JACINTHE D'ORIENT

filets fort courts sont attachées au tiers inférieur du tube

du calice b, dont le fond est occupé par un ovaire libre ou y supère c, presque globuleux, à trois loges renfermant chacune deux rangées d’ovules, et surmonté d’un style extrêmement petit, terminé par un stigmate trifide ( fendu en trois ). Cet ovaire en mürissant devient une capsule triangulaire, contenant des graines distribuées dans trois loges.

Telle est la plante à l’état sauvage; mais tres-fréquemment, par l'effet de la culture, un second calice vient doubler, pour ainsi dire, celui qui existait déjà; les étamines, le pistil, se transforment en enveloppes florales, et souvent la fleur perd, avec sa forme primitive, sa couleur naturelle; sil arrive que lovaire soit conservé, il est désormais incapable de maturité. La fleur passe, tout se flétrit; la uge, les feuilles se dessèchent et finissent par

é disparaitre; cependant la plante n’est pas détruite pour cela ; la bulbe persiste, et renferme le rudiment d’un végétal semblable en tout au premier, et qui n'attend pour se développer que le renouvellement de la saison. A cette époque il semble sortir de l’espèce d’engourdissement où il était : de petits mamelons blanchâtres se montrent à la

couronne du plateau et deviennent bientôt des racines; des ne écailles s’allongent et forment des feuilles, des tiges s'élèvent : les fleurs d’abord verdâtres se colorent et s’épanouissent.

La famille des Liliacées, à laquelle appartient la jacinthe et nombre de plantes d'agrément, est caractérisée par un calice corolliforme à six divisions plus ou moins profondes, six étamines, un ovaire libre à trois loges, un stigmate divisé

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JACINTHE D'ORIENT. 27 en trois, un fruit capsulaire , etc. La tulipe odorante ( tulipa suaveolens ), figurée dans la première planche, est aussi de cette famille. Elle présente une bulbe à tunique, une tige cylindrique des feuilles alternes sessiles et parfois engainantes à leur base, un calice composé de six folioles pétaloides alternativement plus larges et plus étroites; six étamines dont le filet verdatre supporte une anthère violette { pl. F°. fig. 2, b b), un ovaire allongé, à trois loges, un stigmate sessile à trois lobes roulés en volute (pl. I. fig. 2, a).

La jacinthe d'Orient reste quelque temps dans le même état de floraison, ce qui permet de la peindre sans trop de difficulté; 1l est important toutefois de ne point s’écarter des principes que nous avons établis dans les Notions préliminaires.

Üne eau teintée de carmin pu forme le ton local destiné à l’ébauche des fleurs; on la prépare dans un godet : elle sert particulièrement pour les demi-teintes; pour les clairs, on l’affaiblit encore par une plus grande quantité d’eau; pour les ombres, on y mêle, sur la palette, un peu d’encre de Chine. Par la combinaison de l'indigo et surtout du bleu de Prusse avec la gomme-gutte, on obtient, en variant les proportions, la teinte locale des feuilles, des hampes et des pédoncules; pour ces derniers on ajoute un peu de carmin : la sépia et l'encre de Chine donnent aux verts le ton qui convient aux parties opposées à la lumière.

Ces diverses teintes légèrement modifiées sont encore employées au travail du fini : pour les parties ombrées des

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