VL
11 faudrait une impression bien forte de l'esprit intérieur, et des lèvres purifiées par le feu de l'autel, pour oser dire : Me voici. Le pouvoir de prêcher est une légation ; quiconque l'usurpe, est désavoué.
L'ardeur d'une conversion naissante fait naître l'envie de prêcher. Parce qu'on est converti, on se croit appelé à cott veiiir les autres. Alfermissez auparavant votre conversion le bassin ne regorge que de plénitude.
Mil.
Certains espiits vains et téméraires osont se faire uue occupation, ou même un amusement de prêcher. Qu'ils ue comptent point siu* les grâces du ministère : Dieu les tolère, il ne les envoie pas.
D'autres légitimement envoyés conservent le pouvou' du ministère, mais ils en perdent la grâce : ils se livrent euxmêmes aiLX passions qu'ils combattent. En eux le sceau de la mission ne présente plus (fue des caractères efl'acés.
Quand on n<; prêche que par obéissance, cette obéissance est devant Dieu lui mérite pour oljtenir l'intelligence des vérités, et le duii de les persuader. Dieu donne ce qu'il veut qu'on dispense.
Xf.
Le désir de la perfection et l'amour du silence cachent de grands sujets dans l'obscurité du cloître. Que les supérieurs les produisent, et les animent à mériter la récompense promise aux travaux apostoliques. Les Athanases arrachent les Draconces de lem' désert.