‹ L'art de precherChapitre 15 sur 81 · XXVIII · texte numérisé non relu

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On doit pardonner des défauts au prédicateur qui convoi-tit. Pourvu qu'il arrive à sa fin, il n'imi)ortc par quelle voie. L'art le plus efficace est toujours le meilleur.

Usant des talents, il faut craindre d'en abuser. Saint Paul déclare que l'éloquence humaine anéantit le ray.stère

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(lo la croix. I.a sagesse des hommes dégrailc l'œuvro du Dieu, si elle croit on être l'appui.

Le pi'édicatcm'iicconnaitbieii ce qui convient ù la chaire, qu'après ({ueUines années d'exercice. L'expérience lui découvre alors ce qu'il y a de plus convaincant dans les raisons, de [)lus vil" dans les sentiments, et de plus insinuant dans les tours.

On doit prohter du concours des auditeurs et de leurs applaudissements, pour soutenir la vérité avec plus de force, pour censurer les vices avec plus de vigueur. Le Sauvevuchassa les vendeiu's du temple, le jour (j^u'il fut reçu eu triomphe dans Jérusalem.

Le peu de succès ne doit pas rebuter. Dieu a s 33 temp et ses moments de grâce. La paix retourne sur celui qui n'a pu former des enfants de paix. Son obéissance est alors plus piu'e. La grâce a plus de part à l'œuvre, à mesure que la nature y en prend moins. Die\i ne demande compte que du travail, et non pas du succès.

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