‹ L'art de precherChapitre 76 sur 81 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

ami, auquel j'ai communiqué le manuscrit de cet opuscule,vous en ferez les frais. Je supprime les éloges, ils sont accompagnés de trop de mais... et j'ai, en faisant les calculs les plus justes, avec preuves à l'appui, constaté que trente-sept fois sur quarante, un éloge suivi d'un 77iais constituait un blâme, une critique plus ou moins acerbe. Voici donc ce que pense de cet opuscule mon digne ami Germain.

Mais cet opuscule est un salmi... Yojez ; à quoi

tient l'amitié?.. S'il avait dit un salmigondis, je me serais fâché tout rouge ; or, nulle sauce fade n'entrant dans les salmis, je souscris au reproche, fùt-il immérité....

.... Mais le ton sent trop le professeur, et de quel droit, simple curé de campagne, osé-je formuler si brutalement des affirmations... Hélas! la cague sent toujours le hareng... J'ai bien été quelque peu professeur, je le dis sans vanité ; car nommé à vingt-cinq ans, sans savoir pourquoi, professeur de théologie, triste retour des grandeurs d'ici-bas !... à trente ans, sans plus savoir pourquoi, j'étais vicaire, (et le dernier... ou le premier, comme vous voudrez), d'une paroisse de sept cents âmes. . . Du reste, si le lecteur a parcouru l'avantpropos, il sait comment il doit comprendre ce ton parfois trop doctoral.

.... ]\Iais pourquoi ces portraits satiriques?... Pour réveiller le lecteur, et mieux rendre ma pensée... On en fera des applications imméritées?... On aura tort, c'est à moi, à moi seul qu'il faut les appliquer, sauf

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