BAUME DE FIORAVANTI (C
Alcoolat de térébenthine composé.
Térébenthine (lu mélèze.
cinq cents grammes.
Élémi.
cent grammes.
Styrax liquide.
cent grammes.
Galbanum.
cent grammes.
Myrrhe.
cent grammes.
Baies de laurier.
cent grammes.
Aloès.
' cinquante grammes.
Galanga.
cinquante grammes.
Gingembre.
cinquante grammes.
Zédoaire.
cinquante grammes.
Cannelle de Ceylan.
cinquante grammes.
Clous de girofle.
cinquante grammes.
Muscades.
cinquante grammes.
Dictame de Crète.
cinquante grammes.
Alcool à 80e.
trois mille grammes.
Parmi les alcoolés, employés comme topiques cutanés et figurant au Codex , je retiendrai particulièrement la teinture d'iode , dont je vous ai donné la formule précédemment (1), et Veau de Cologne.
Les formes pharmaceutiques que nous venons de passer en revue, baumes, liniments, huiles, alcoolats, alcoolés, usitées comme topiques cutanés, sont presque toujours empruntées au Codex. Cependant elles peuvent aussi être prescrites magistralement.
Le plus souvent, elles s’emploient en application sur la peau sous forme de frictions. Quelquefois c’est en onctions. Par exception, c’est en badigeonnages ; tel est le cas de la teinture d’iode.
Comme vous avez pu le constater d’après la formule que j’ai
(1) Voir p, 78.
TOPIQUES CUTANÉS
mise sous vos yeux (1), la teinture d’iode, qui, naguère, était une solution alcoolique d’iode à 1/13 ( Codex , 1884), est devenue depuis le dernier Codex { 1908) une solution à 1/10.
il y a là une différence de titre dont il est nécessaire que le praticien tienne compte pour * la technique de la révulsion iodée. Quand vous aurez affaire à des peaux délicates, peau d’éphèbe, peau de femme et surtout peau d’enfant, vous ferez bien, si vous employez la teinture d’iode officinale, de recourir à des badigeonnages très légers.
Le mieux meme, dans certains cas, sera d’employer une teinture d’iode atténuée, soit que vous la coupiez avec de l’alcool, soit que vous l’associiez à une autre teinture* la teinture d'opium, par exemple, comme dans cette formule appropriée aux faits dans lesquels la révulsion est réclamée par une affection douloureuse :
TEINTURE d’iode OPIACÉE (A. G.).
Teinture d’iode off 30 gram.
Teinture d’opium off dix grammes.
On sait d’ailleurs que, parle vieillissement, les qualités irritatives et caustiques de la teinture d’iode s’accroissent notablement. Le phénomène est perceptible au bout de quelques semaines et même au bout de quelques jours. Il est lié au développement dans la préparation d’une certaine quantité d’acide iodhydrique. De là l'intérêt à n’utiliser que de la teinture d’iode fraîchement préparée, ou bien encore à n’employer que de la teinture d'iode rendue inaltérable par l’addition, selon la formule de M. Courtot, d’une proportion de 36 p. 1000 d’iodure de potassium :
TEINTURE d’iode INALTÉRABLE :
I Teinture d'iode off 125 gram.
I Iodufe de potassium 4 gram. 50
Solutés. — Dune façon générale, la forme pharmaceutique de soluté est extrêmement usitée. Employée en vue de l’absorption et par toutes les voies, voie digestive, voie rectale, voie
(1) Voir p. 78.
cutanée, voie hypodermique, etc., elle est également employée comme topique, qu’il s’agisse d’exercer une action sur la peau, sur les muqueuses ou sur les tissus profonds.
Des solutés de compositions les plus diverses peuvent, d’ailleurs, être appliqués sur le tégument externe. Il peut s’agir de solutés prescrits magistralement, ou de solutés tout préparés, officinaux ou spécialisés.
Un seul point est important en matière de prescription de solutés destinés aune action topique sur la peau. C’est celle qui est relative à leur mode d’emploi, c’est-à-dire à l’ instruction écrite ou verbale adonner à cet égard aux malades.
Les solutés peuvent être portés au contact de la peau des malades de façons diverses. Tantôt une portion plus ou moins grande du corps des malades est immergée dans le soluté, et tantôt le soluté au moyen d’une épongeai de compresses est appliquésur le corps. Dans le premier caf^p&’agit de bains, dans le second de lotions. A la faveur d’un instrument, le soluté peut être encore projeté sur la peau sous la forme de gouttelettes extrêmement fines, c’est la pulvérisation ; ou bien, grâce à l’intervention de la chaleur, il peut l’atteindre sous la forme de vapeurs, c’est la fumigation , fumigation humide , bien entendu.
Je n’insisterai pas davantage sur ces deux derniers modes d’application sur la peau des solutés, modes d’application qui conviennent également à d’autres formes pharmaceutiques médicamenteuses liquides. D’ailleurs, précédemment, j’ai déjà eu l’occasion de vous dire un mot des fumigations (1).
Je ne vous entretiendrai ici que des bains et des lotions. Il ne s’agit pas, à proprement parler, de formes pharmaceutiques, mais de modes particuliers d'application sur la peau de formes pharmaceutiques diverses entre lesquelles prédomine la forme de soluté.
Sous cette réserve, envisageons bains et lotions.
Bains, lotions. — Employés quelquefois en vue de l’absorption médicamenteuse par la peau (2), les bains sont beaucoup plus souvent usités comme topiques cutanés.
(1) Voir p. 243 et 246.
(2) Voir p. -193 et 205.
TOPIQUES CUTANÉS
Si les bains destinés à l’absorption sont toujours, et .cela se conçoit, généraux, il n’en va pas de même des bains topiques, lesquels sont tantôt généraux et tantôt partiels. Parmi les bains partiels, ceux auxquels le plus souvent on a recours sont les bains de siège et les bains de pieds ou pédiluves. Je vous rappelle que, pour un grand bain chez l’adulte, il faut de 250 à 300 litres de liquide ; un pédiluve n’en réclame que G.
Le plus souvent les bains sont constitués par des solutés ( 1) . La composition de ceux-ci, d’ailleurs, est très variable ; ils peuvent être à base de carbonate ou de bicarbonate de soude , de sulfure , de sublimé, de gélatine , etc. ; ils peuvent ètr s simples, c’est-àdire necontenir qu’un unique principe actif, ou composés, c’est-àdire en renfermer plusieurs.
A côté des solutés, il faut mentionner comme susceptibles d’être prescrits sous la forme de bains, des infusés et des décodés, puis diverses substances délayées dans l’eau, 1 "amidon, le son, la farine de moutarde.
A propos de ce dernier topique, laissez-moi vous indiquer en passant que, pour préparer un pédiluve sinapisé, il faut 150 grammes de farine de moutarde.
Le Codex donne quelques formules de bains, notamment celles du bain alcalin à base de carbonate de soude (250 grammes pour un bain), du bain de Barèges et du bain sulfuré ou sulfureux à base de sulfure de potasse (100 grammes pour un bain). Il est regrettable que de sa dernière édition (1908) ait disparu le bain dit de Plombières, dont je vous donne la formule tirée de l’édition de 1884.