LOTION SOUFRÉE
Soufre précipité 10 grain.
Alcool camphré 50 gram.
Eau 100 gram.
Cataplasmes. — « Les cataplasmes, déclare le Codex , sont des médicaments destinés à l’usage externe ; leur consistance est celle d’une pâte molle. Ils résultent d’un mélange de farines ou d’autres poudres avec un liquide : Peau, un infusé ou un décocté de plantes.
« On ajoute souvent aux cataplasmes des substances actives comme des poudres, des huiles, des pommades, des extraits, etc., tantôt en incorporant ces substances dans la masse, tantôt en les étendant seulement à la surface. »
Les cataplasmes, ainsi que vous savez, sont le plus souvent confectionnés avec de la farine de graine de lin .
Il y a diverses façons de les employer, dont l’une ressortit à la fomentation : le cataplasme est appliqué très chaud et laissé en place jusqu’à refroidissement, remplacé ou non par un nouveau cataplasme.
Parmi les substances actives dont les cataplasmes peuvent être additionnés, il faut mentionner surtout la farine de moutarde .
Conformément aux indications générales du Codex, il y a deux façons différentes de préparer les cataplasmes sinapisés : ou bien mélanger les deux farines ; ou bien préparer les cataplasmes exclusivement avec la farine de lin, puis les saupoudrer une fois achevés avec la farine de moutarde; le sècond rocessus, d’ailleurs, est préférable au premier.
Sinapismes. — Les sinapismes sont des topiques qui ont pour base la farine de moutarde. La sinapisation peut être pratiquée soit avec des sinapismes en feuilles , soit avec des cata -
plasmes sinapisés , soit encore avec des pëdiluves sinapisés. On a proposé aussi remploi de Y essence de moutarde en badigeonnages ; mais son usage ne s’est pas répandu.
Le mécanisme de la sinapisation est des plus curieux et ne doit être ignoré d’aucun médecin. La sinapisation est due à l'action sur la peau de l’essence de moutarde, laquelle n’est pas préformée dans la farine de moutarde. Dans cette farine existe un ferment, la myrôsine , et un corps susceptible d’être déboublé par lui, le myronate de potassium. Sous l’action de l’eau et d’une température favorable, la myrôsine s’attaque au myronate de potassium, le décompose et détermine ainsi la formation de Y essence de moutarde ; c’est alors que la sinapisation se produit.
La température optima pour l’intervention de la myrôsine est celle de 40° ; à partir de 60°, elle devient inactive. Cette particularité vous explique pourquoi les sinapismes les plus chauds ne sont pas les plus actifs.
Crayons médicamenteux. — « On donne le nom de crayons médicamenteux , lit-on dans le Codex , à des préparations solides présentant la forme de petits cylindres, et que l’on obtient soit par fusion d’un sel qui est coulé dans une lingotière, soit par incorporation de substances activçs dans une pâte molle qui est ensuite divisée, roulée en cylindres et durcie par dessiccation. »
Les crayons les plus employés sont ceux de nitrate d'argent .
On y a recours à cause des propriétés caustiques de leur base, le nitrate d’argent; ce sel, d’ailleurs, n’èst pas le seul caustique chimique auquel on puissse s’adresser lorsqu’on veut exercer sur la peau une action nécrotique. Il en est d’autres, et il convient de mentionner ici un médicament quifut naguère très en honneur et qui est aujourd’hui en grande partie déchu, je veux parler de la poudre de Vienne.
La poudre de Vienne, qui figure encore au Codex , et qui est composée de potasse caustique à la chaux et de chaux vive , était en effet le caustique auquel on s’adressait pour la pratique d’une médication usuelle : j’ai dit la pratique des cautères. t
TOPIQUES MUQUEUX
Les caustique s envisagés en général et les caustiques chimiques considérés en particulier se distinguent, suivant le degré de leur action sur les tissus, en superficiels ou cat hérétiques et profonds ou escarrotiques. Le crayon de nitrate d’argent représente un type de caustique du premier ordre, et la poudre de Vienne un type du second.
D’autres substances actives que le nitrate d’argent peuvent entrer comme bases dans la composition des crayons, et le Codex donne les formules de trois types de crayons : le crayon de nitrate d’argent, qui jouit dé propriétés caustiques, celui de tanin, qui jouit de propriétés astringentes, et celui d dodo forme, qui jouit de propriétés antiseptiques.
TOPIQUES MUQUEUX
Pourmettrè de l’ordre dans cette vaste question, j’envisagerai successivement: l°les topiques du tube digestif ; 2° ceux de V appareil génito-urinaire', 3° ceux de V appareil respiratoire; 4° enfin ceux delà conjonctive.
Topiques du tube digestif. — En suivant le tube digestif dans toute sa longueur, nous rencontrons tout d’abord la bouche et le pharynx , puis Y estomac, Y intestin grêle , le gros intestin et enfin la portion terminale de celui-ci, le rectum. Étudions les topiques de chacun de ces segments.
Sur la muqueuse buccale et pharyngée , les médicaments sont appliqués sous les diverses formes pharmaceuti ques de poudres , solutés,, glycérés, mellites, suspensions et crayons (caustiques). Toutes ces modalités vous sont connues déjà, et je n’y reviendrai pas.
La prescription n’en offre aucune difficulté.
Pour déposer les médicaments pulvérulents sur la muqueuse bucco-pharvngée, on peut, dans certains cas, se servir d’une spatule ou d’un tampon. Dans d’autres, il faut recourir à l’insufflation.
En ce qui concerne les médicaments liquides, il y a des façons très diverses de les mettre en contact avec la muqueuse de la bouche et du pharynx. On peut recourir ad hoc à des
irrigations , à des bains , à des pulvérisations , à des fumigations; ou bien s’adresser à des collutoires ou à des gargarismes.
« Les collutoires , lit-on dans le Codex, sont des médicaments de consistance semi-liquide, destinés à être appliqués sur les gencives et sur les parois internes de la bouche. » Il serait préférable, selon moi, de définir le collutoire un topique de la muqueuse bucco-pharvngée employé en badigeonnages.
Le mot collutoire provient des deux mots, cum luere, qui signifient enduire avec. C’est un terme générique qui s’applique à tous les topiques liquides de la région bucco-pharyngée employés en badigeonnages et aucunement à une modalité pharmaceutique à part. Le Codex donne la formule d’un collutoire au borate de soude , qui, pharmaceutiquement, est un mellite :
COLLUTOIRE BORATE (C.).
Poudre de borate de sodium. cinq grammes. 5 Miel rosat. vingt grammes. 20
«Les gargarismes, d’autre part, sont définis par le Codex des médicaments liquides employés contre les affections de la bouche et de la gorge : ils ne doivent pas être avalés. »
En réalité, le gargarisme, comme le collutoire, a une double caractéristique : d’une part, c’est un topique liquide ; d’autre part, ce topique s’emploie d’une façon particulière.
Les formules des gargarismes sont susceptibles de certaines variations. Vous pouvez les prescrire magistralement ou vous adresser aux gargarismes du Codex. Ceux-ci sont au nombre de trois :1e gargarisme astringent, le gargarisme au borate de soude et le gargarisme au chlorate de potasse.
Les topiques de Y estomac revêtent deux formes pharmaceutiques principales, celle de soluté et celle de suspension.
Ils sont introduits dans la cavité gastrique et parviennent au contact de la muqueuse stomacale, soit du fait de l’acte naturel de la déglutition, soit au moyen de la sonde de Faucher.
Entre les topiques stomacaux actuellement les plus usités, se rangent le carbonate et le sous-nitrate de bismuth en suspension. Pour se montrer efficace, ce topique doit être pris à
TOPIQUES MUQUEUX
la dose massive de 10 h 20 grammes en une fois. On le délaye dans environ 10 fois son poids d’eau, et on ingère le tout le matin à jeun, une heure avant le petit déjeuner. On continue ainsi par séries de dix à vingt journées.
Une forme pharmaceutique est particulièrement favorable à l’exercice dune action médicamenteuse topique sur Y intestin grêle, je veux parler de la forme de pilules à enrobage spécial. Je vous ai montré, en vous entretenant de l’absorption des médicaments par la voie intestinale (1), qu’en enrobant les pilules de kératine , de gluten , de cire et autres substances, on les rend capables de traverser l’estomac sans modification, de parvenir intactes dans le petit intestin, où leur enveloppe, étant attaquée par le suc pancréatique, elles livrent seulement leur contenu.
On conçoit qu’une telle préparation pharmaceutique soit éminemment propre a l’administration de substances destinées à agir topiquement sur l’intestin grêle et menacées d’être détruites par le suc gastrique. Tel est le cas des extraits pancréatique et intestinal.
Il est encore possible d’exercer une action topique sur l’intestin grêle par l’emploi de certains médicaments, quelle que soit, d’ailleurs, laformepharmaceutique sous laquelle ils soient ingérés. Ces médicaments sont de deux ordres: les uns, comme le sous-nitrate de bismuth , sont insolubles, si bien qu’ilsparcourent le tube digestif en entier et notamment l’intestin grêle, au niveau duquel ils peuvent exercer leur action ; les autres, comme le benzonaphtol , le bétol , le salol, insolubles dans l’estomac, se dédoublent et se solubilisent dans le petit intestin, où ainsi ils peuvent exercer leur action thérapeutique, et vous n'ignorez pas qu’entre autres usages les substances médicamenteuses que je viens de vous mentionner ont été particulièrement préconisées pour la pratique de V antisepsie intestinale.
Sur la muqueuse du gros intestin et plus particulièrement sur la muqueuse du rectum , les médicaments, en vue d’une action locale, sont appliqués sous les deux mêmes formes
(1) Voir p. 156.
pharmaceutiques que lorsqu'on recherche leur absorption par les mômes voies, c'est-à-dire sous la forme liquide de lavements et sous celle solide de suppositoires.
J’ai déjà suffisamment insisté sur les lavements pour ne pas avoir à y revenir longuement (1). Vous vous rappelez qu’à côté du lavement ordinaire, dont le volume est de 500 centimètres cubes et qui n’a guère qu’un usage topique, on distingue de petits lavements d'un volume moindre et de grands lavements d'un volume supérieur. Tandis que les petits lave* ments sont principalement destinés à l'absorption, les grands, au contraire, ceux de 1 à 2 litres, sont réservés à un usage topique. Laissez-moi vous dire un mot de la pratique de ces grands lavements ou lavages.
Pour effectuer d’une façon efficace un lavage intestinal, il convient d’adopter le dispositif suivant.
Employer un bock d’une contenance de 21itres,au tuyau duquel sera adaptée une canule rectale en caoutchouc souple, d’une longueur de 60 centimètres, dont l'extrémité sera munie de deux orifices, l’un terminal, l’autre juxtaterminal et latéral. Introduire dans le gros intestin une quantité de liquide allant, suivant les cas, d’un demi-litre à 2 litres.
Ce liquide, destiné à agir, non pas par ses qualités chimiques, mais par sa masse, sera aussi peu irritant que possible pour l’intestin. Ce sera de Veau bouillie ramenée à 38°, ou bien du sérum physiologique , ou bien encore de Veau de guimauve on une infusion de camomille,
Pourprendrele lavage, le sujet se placera à plat sur le dos, le siège soulevé parun bassin à plate-forme, les épaules basses, la tête relevée par un coussin.
La canule introduite, le bock sera élevé, et ainsi son contenu s’écoulera dans le gros intestin. Canule et bassin seront alors retirés, et le sujet devra se coucher sur le côté droit. Quand il y sera resté pendant six à huit minutes, il se couchera du côté opposé, c’est-à-dire sur le côté gauche, où il demeurera pendant trois à quatre minutes. Enfin il s’assoira dans son lit ou mieux se lèvera. Ces manœuvres aurontpour but d’irriguer les divers segments du gros intestin, le liquide introduit n’o-
1) Voir p. 164.
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baissant pas, bien entendu, qu’aux lois de la pesanteur dans la cavité intestinale, mais ne pouvant pas non plus s’y soustraire complètement.
Jusqu'à ces dernières années, on croyait que la valvule de Bauhin était infranchissable aux liquides introduits dans le gros intestin, d'où l'appellation de barrière des apothicaires qu'on lui avait donnée. Mais d'intéressantes recherches, notamment celles deM. Dauriac, ont établi que, par l' entéroclyse, on pouvait faire passer des liquides du gros intestin dans le petit. La voie rectale pourrait donc être utilisée pour porter des médicaments topiques sur l’intestin grêle.
Topiques des organes génito-urinaires. — Nous passerons rapidement en revue les topiques de 1 "urètre et de la vessie , du vagin et de Yutérus.
Sur la muqueuse urétrale , les topiques sont le plus souvent portés sous la forme pharmaceutique liquide de solutés , soit en injections, soit en lavages, quelquefois sous celle de s us pensions.
Par exception, ils peuvent y être appliqués sous la forme solide de crayons astringents ou antiseptiques.
Sur la muqueuse vésicale , ils ne sont déposés que sous l'unique forme de solutés , en injections, ou en lavages.
Les topiques du vagin revêtent de multiples formes pharmaceutiques. Celle de solutés est la plus communément usitée. Mais on emploie aussi celles à' infusés, de décodés et des formes pharmaceutiques solides, ovules, poudres, crayons.
Les poudres sont mises en place au moyen de tampons qui les contiennent ou en sont imprégnés. Les formes pharmaceutiques liquides sont le plus souvent prises en injections, quelquefois en bains. Grâce à l’emploi d'un spéculum percé de trous, les bains, en effet, peuvent parvenir au contact de la muqueuse vaginale.
Sur la muqueuse utérine, l'application des topiques a lieu d'habitude sous la forme pharmaceutique de crayons (antiseptiques), quelquefois sous celle de solutés.
Topiques de T appareil respiratoire. — Je décomposerai, au point de vue qui nous intéresse, l’appareil respiratoire en trois parties : nez, larynx,])\i\s trachée , bronches et poumons.
Surla muqueuse nasale, les topiques sont appliqués sous les formes pharmaceutiques de poudre , de pommade et de soluté ; il existe trois modes différents de porter cette dernière forme au contactde la muqueuse nasale : le reniflement, qui est aunez ce que le gargarisme est à la gorge, l'irrigation et l'inhalation.
Les formes pharmaceutiques usitées pour le larynx sont celles de soluté et de crayon (de nitrate d'argent). On se sert encore des gaz et des vapeurs en inhalation.
Pour atteindre les autres parties de l'appareil respiratoire, la trachée , les bronches , les poumons , on peut employer la forme pharmaceutique de soluté huileux (ou d’huile médicinale), à la condition que le remède soit porté par le médecin lui-même dans l'arbre aérien au moyen d’une seringue spéciale dont la canule recourbée pénètre dans la glotte.
Toutefois, presque toujours, pour atteindre la trachée, les bronches et les poumons, pour exercer sur ces parties de l’appareil respiratoire une action topique, on se sert des gaz et des vapeurs : soit des gaz résultant de la volatilisation spontanée de certains liquides, soit des gaz ou des vapeurs développés sous l'action de la chaleur. Vous savez que, dans ce dernier cas, il s'agit de fumigations (1), et vous savez que les fumigations peuvent être humides ou sèches, selon qu'elles sont produites ou non par un liquide.
J’ai déjà eu l’occasion de vous fixer sur la signification de ces mots fumigation et inhalation. Le premier vise un mode particulier de production des gaz et vapeurs; le second, un mode d'emploi spécial de ceux-ci. Les deux mots, ainsi que je vous l’ai montré, ne s’opposent pas. Je n'insiste pas davantage.
Topiques conjonctivaux. — Sur la muqueuse oculaire, les médicaments sont généralement appliqués dans un but topique sous la forme de- soluté; quelquefois cependant ils le sont aussi sous celles de crayon , de poudre et en nature sous celle de cristaux. Quelle que soit leur forme, qu'elle soit solide ou liquide, les topiques de la conjonctive portent toujours l'appellation de collyres. Il existe ainsi des collyres secs et des collyres liquides.
(1) Voir p. 243.
TOPIQUES INTERSTITIELS.
Ces derniers sont appliqués sur la conjonctive, soit en instillations\ soit en lotions , soit encore sous la forme de bains , qui sont pris au moyen d’un petit récipient particulier.
TOPIQUES INTERSTITIELS
Ce dernier paragraphe ne me retiendra que quelques instants.
C'est que, d'une part, l'importance des topiques interstitiels est bien moindre que celle des autres topiques. C’est que, d’autre part, nous entrons ici dans un domaine qui est, sur bien des points, plus chirurgical que médical : la prescription de ce fait perd de l’importance au profit de l’acte opératoire, qui devient l’essentiel.
La plupart des tissus et organes plus ou moins profondément placés peuvent être l’objet d’actions médicamenteuses directes destinées à exercer sur eux un effet thérapeutique. Une opération au bistouri n’est pas d’ailleurs toujours nécessaire pour parvenir à ce résultat. Une injection à la seringue y peut suffire, et je vous rappelle que Pravaz inventa précisément l’instrument qui porte son nom dans un semblable but.
Parmi les tissus et organes plus ou moins profonds qui méritent d’être signalés, se range tout d’abord le tissu cellulaire. Vous savez, en effet, que, dans le cas d’abcès froid de ce tissu ou d’abcès par congestion, affections de nature tuberculeuse, on peut recourir avec grand profit à une médication topique dont Y éther iodoformé est la plus active expression.
éther iodoformé (Verneuil).
I Iodoformé 1 gramme.
I Éther sulfurique 20 grammes.
On injecte en général 1 à 2 centimètres cubes de la solution iodoformique dans l’éther de Verneuil, qui est une solution à
Puis viennent les articulations . Tantôt et le plus souvent, comme dans certaines arthrites infectieuses suppurées ou non, ou comme dans les arthrites tuberculeuses à liquide séreux ou suppuré, les médicaments doivent être injectés dans la cavité
articulaire, et tantôt, ainsi que Ta conseillé Bouchard dans le rhumatisme chronique, ils doivent être injectés le plus près possible des synoviales, . mais en dehors d’elles, à leur face externe.
Les topiques intra-articulaires utilisés sont surtout à base antiseptique, et Lannelongue, pour les arthrites tuberculeuses, donnait le choix à la préparation suivante :
x soluté huileux de créosote et d’iodoforme (Lannelongue) pour injections intra-articulaires.
lodoforme 8 grammes.
Créosote de hêtre 1 gramme.
Huile d’amandes douces stérilisée. 100 grammes.
Comme topique extra-articulaire dans le rhumatisme chronique, Bouchard a conseillé le salicylate de soude selon cette formule :
soluté de salicylate de soude (Bouchard) pour injections péri-articulaires.
Salicylate de soude 1 gramme.
Eau distillée 20 grammes.
Stériliser.
Cette solution est titrée à 5 centigrammes par centimètre cube.
On en injecte de 1 à plusieurs centimètres cubes chaque fois, et de une à plusieurs fois par jour.
Bien entendu, l’action du salicylate de soude n’est pas purement topique, mais mixte, mi-topique, mi-générale.
A rapprocher des synoviales les grandes séreuses, comme elles dépendance du système lymphatique, les plèvres, le péricarde , le péritoine , la vaginale , Y arachnoïde. Dans leur cavité ont été injectés des topiques divers, surtout à base antiseptique.
Je mentionnerai maintenant les nerfs périphériques , au contact immédiat desquels ont été portés différents topiques et surtout des substances douées de qualités soit caustiques, soit analgésiques. Je citerai notamment Yalcool, qui, dans diverses névralgies, névralgie faciale et autres, a pu donner de satisfaisants résultats.
TOPIQUES INTERSTITIELS.
Puis j’énumérerai les ganglions lymphatiques , les viscères et parenchymes, le foie , la rate, les poumons, le corps thyroïde , le cerveau .
Enfin et en dernier lieu, je citerai les sac,* anévry smatiques développés sur les artères , dans lesquels, vous le savez, on injecte des topiques coagulants.
Les médicaments dont on se sert comme topiques plus ou moins profonds sont, le plus souvent, employés soit en nature , tel que l’alcool, soit sous la forme pharmaceutique de solutés , dont la base est variable avec la variété même du processus à combattre. Le plus souvent, il s’agit d’un antiseptique, quelquefois d’un coagulant, d’un analgésique, d’un spécifique.
Quoiqu’il en soit, la prescription n’en offre pas de difficulté. Les deux premières parties possibles de celle-ci ne sont pas suivies d "instruction à l’adresse du malade, puisque l’application du remède n’est pas exécutée par celui-ci ou par son entourage, mais par l’homme de l’art.